Transidentité des mineurs : une grande victoire au Sénat !

Posté par : SOS Éducation - M 31 mai 2024 12 commentaires

Chère amie, Cher ami,

Félicitations ! 

Ensemble, nous avons réussi à faire adopter une loi très importante pour protéger les enfants…

Avec 180 voix Pour (57 %), et 136 voix Contre (43 %), le Sénat vient de voter la loi sur la prise en charge des mineurs en questionnement de genre !

Source : Public Sénat

L’adoption de cette loi (retrouvez le texte de loi ici), c’est le résultat du travail très important que nous avons mené depuis la publication par Jean-Michel Blanquer d’une circulaire institutionnalisant l’idéologie du genre dans l’École, le 29 septembre 2021.

Et c’est la preuve qu’avec une grande mobilisation citoyenne et beaucoup de volonté, nous pouvons faire bouger les lignes dans l’intérêt des enfants !

Pour aboutir à cette loi, nous avons notamment :

  • Publié une note de synthèse très détaillée sur les dangers de l’activisme transaffirmatif sur les jeunes ;
  • Organisé une visioconférence avec des experts ;
  • Réalisé plus de 30 interventions dans les médias pour sensibiliser le grand public aux risques des transitions de genre trop rapides chez les mineurs ;
  • Lancé la pétition NON à l’idéologie transgenre à l’École, qui a rassemblé plus de 56 000 signataires ;
  • Été reçus plusieurs fois au Sénat pour présenter nos travaux et demander qu’un groupe de travail soit mis en place, afin de transmettre les retours d’expériences acquis depuis une dizaine d’années par les plus grands spécialistes mondiaux sur le sujet !

Un travail de longue haleine, en lien avec des experts, pour décrypter l’angoisse du questionnement de genre chez les mineurs, évaluer les risques, recueillir des données probantes et aboutir aux conclusions suivantes :

NON, l’activisme des idéologues du genre dans les écoles n’est pas au service de l’inclusion, et n’est pas dans l’intérêt supérieur des enfants.

NON, le questionnement de genre n’est pas un état dont les spécialistes peuvent être sûrs de la persistance, sauf cas rares.

OUI, le questionnement de genre masque souvent une angoisse de sexuation pubertaire (1), qui ne nécessite pas de traitements lourds engageant la vie future des jeunes.

OUI, nous devons protéger les mineurs de traitements expérimentaux et dangereux réalisés trop rapidement, qui n’apaiseront pas leurs questionnements identitaires propres au bouleversement pubertaire.

Le mercredi 29 mai sur France Info, au moment même où se déroulaient les votes du projet de loi au Sénat, j’ai débattu au milieu de la nuit avec Anaïs Perrin-Prevelle, directrice de l’association OUTrans.

Une intervention trop courte, trop rapide, qui se termine sans que je puisse répondre aux mensonges proférés sur les traitements faits sur les enfants.

Car tout le problème est là : les militants les plus véhéments sont des adultes qui ont fait très tard leur démarche de changement de genre, et parfois de chirurgie sexuelle.

Ils étaient adultes, ils avaient fait leur vie, ils avaient eu des expériences et une vie sexuelle, et pour certains, ils avaient fondé une famille, eu des enfants…

Ils avaient eu le temps de bien mûrir leur décision, ils ne l’ont pas prise dans cette période de vulnérabilité et de bouleversement identitaire qu’est la puberté.

Ils ont eu tout ce que n’auront pas les enfants qu’ils veulent engager dans une transition rapide, avant et pendant leur puberté.

Ce que nous condamnons, c’est cette incohérence entre ce qu’ils ont eu et ce dont ils veulent priver les enfants en doute identitaire et en questionnement de genre.

Ces enfants n’auront plus le choix, le cocktail bloqueurs de puberté et hormones croisées va les enfermer dans la maturité psychique et physiologique d’enfants prépubères, qui seront anorgasmiques et stériles, en plus des autres effets secondaires sur leur santé psychique et physique.

Au cours de cette émission, j’ai pu rappeler quelques données scientifiques dont nous disposons sur la transition pédiatrique, c’est-à-dire le processus de transition par médicaments d’enfants, et les effets des bloqueurs de puberté.

Je vous invite à visionner ce débat animé, qui s’est déroulé en direct alors qu’au Sénat, les parlementaires passaient au vote de la loi !

Vous pouvez aussi voir la vidéo directement sur Youtube en cliquant sur ce lien.

Lorsque vous aurez regardé le débat, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques en laissant un commentaire au bas de cet article.

Priorité à l’Éducation !

signature sophie auduge

Sophie Audugé,
Déléguée Générale de SOS Éducation

Référence

(1) L’ANGOISSE DE SEXUATION PUBERTAIRE – ASP – “Une nouvelle proposition clinique” Une nouvelle entité clinique ? – Revue-Psy mai 2024 : https://www.revue-psy.fr/2024/05/06/langoisse-de-sexuation-pubertaire-asp-4006/

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12 commentaires

  • Marie-Claude AUCREMANNE

    Quid de la simple égalité du temps de parole dans cette émission ? C’est une honte de favoriser de façon aussi éhontée une opinion au détriment de l’autre!
    De plus les images projetées sont exclusivement à l’appui de la thèse favorisée !
    Aucune éthique dans ce soi-disant débat. Autant proposer un “débat” avec l’un des protagoniste baillonné.

  • דוב קרבי dov kravi

    Les gourous de ces théories sont de véritables pervers et/ou délirants selon lesquels le sexe n’existe pas plus que le corps biologique, la zoophilie est l’avenir de l’homme, l’infanticide pourrait parfois se révéler éthique, l’inceste est licite, la pédophilie n’est qu’un comportement sexuel comme un autre et l’assassinat serait justifié dès lors qu’il pourrait favoriser les transplantations.
    Le plus atterrant est que ces énergumènes, loin d’être poursuivis voire internés, sont autorisés à diffuser leurs délirantes productions et à propager leurs lubies dans les chaires de « bioéthique » (!) des plus grandes universités, autrefois appelées « temples du savoir ».
    « Que ces interdits universels et fondateurs soient les conditions même de l’existence de sociétés humaines élargies ne traverse pas un instant [leur] esprit. » (Jean-François Braunstein)

  • Oncpicsou

    Est ce que l’éducation à la tolérance et au respect de l’autre dans sa différence ne suffirait pas à régler ce problème?

  • Monique

    Bravo pour ces bonnes nouvelles.
    Je vous remercie pour votre engagement et votre détermination.
    Continuons à dire ! Défendons la vie !
    Bannissons le commerce !

  • LAS>NIER

    Je trouve que vous avez été persuasive.
    La personne que vous avez en face a un physique et une voix inquiétants et je trouve qu’elle a l’air malade. Ses arguments ne vise pas le bien des enfants mais s’empare de cas pour justifier des pratiques soi disant thérapeutiques, mais elle ment. Ce sont des thérapies très lourdes, voir même des chirurgies qui mutilent purement et simplement des personnes pour toute la vie. Comment prooser cela. A l’heure où nous nous attachons à supprimer les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques !! Comment proposer de tels moyens ? A l’heure ou nous pouvons proposer des traitements psychologiques pour les cas les plus graves ! Oui il faut interdire absolument cette horrible manipulation. des adolescents. Nous savons que c’est une redite, dans les pays anglo saxons, les opérations sur organes génitaux ont déjà été pratiquées pour stériliser (cette fois) des populations. Ici le roman est juste un peu différent mais le résultat est le mêmes et les acteurs sont eux aussi les mêmes, pour certains, dont le PLANNING FAMILIAL qui a déjà été condamné ( juste après guerre)., la banque Rothschild … Un roman différent (modernisé) pour un scénario au fond eugéniste, qui nous évoque bien quelque chose ( Cf “La société pure” auteur André Pichot). Merci pour votre travail et ne laissons pas le ver dans le fruit : le planning familial (qui h’a rien de familial, n’a rien à faire dans les écoles !)

  • Gumez Fabienne

    MERCI, MERCI, battons nous , protégeons nos enfants

  • Réau

    Anaïs Perrin est inconsciente.
    Si la décision des adultes peut être suivie.
    L’âge auquel on intervient chez les mineurs, est bien trop précoce. Il me semble qu’il s’agisse actuellement d’un phénomène de “mode”.
    Sachant que c’est IRRÉVERSIBLE ” il faut tout de même un temps de réflexion beaucoup plus long pour accorder une autorisation lourde de conséquences. Qu’on s’attache donc à la formation scolaire dans tous les domaines (qui va à vau l’eau !!!) C’est ça la priorité de l’éducation. Ensuite il pourront choisir s’ils n’ont pas, entre-temps changé d’avis pour une autre “mode”.
    Merci à Mme Audugé de continuer dans son combat.

  • GEHIN Hélène

    Pourquoi quand un enfant fait des grosses “conneries” (vol, agression, etc….), on trouve qu’ils sont trop jeunes pour comprendre ce qu’ils ont fait mais alors qu’ils veulent changer de “genre”, on trouve qu’ils sont capables de juger ?
    Pourquoi également doit on participer à leur “idéologie” en remboursant à 100% ?

  • Maheux

    Ne pourrais t on pas laisser les enfants vivre leur enfance sans interférer avec les névroses des adultes.
    Si les questionnements métaphysiques de notre existence sur cette terre doivent se résumer à des questions de genre, il me semble que l’Occident a vraiment dérailler et ne fait que confirmer le fait que nous sommes vraiment en décadence ou sous une hégémonie qui ourdit ses plans en douce, ceux de notre soumission totale.

  • Pin

    Société en plein délire , aux mains d’adultes plus ou moins pervers ! Blanquer ,sous des airs de petit ange ,a fait de gros malheurs.heureusement qu’il n’a pas été reconduit ,ni réélu.