Circulaire Blanquer transgenres : Entretien SOS Éducation / Atlantico

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Posté par : SOS Éducation 12 janvier 2022 Aucun commentaire

Chère amie, Cher ami,

Atlantico a sollicité SOS Éducation pour comprendre les enjeux et les risques de l’idéologie d’affirmation du genre ressenti à l’École.

Vous pouvez découvrir cet article très intéressant directement ci-dessous.

Nous continuons notre action pour alerter sur les dangers pour nos enfants de diffuser cette idéologie dans l’École en France.

Pour rappel, le très sérieux Collège Américain des Pédiatres a publié une mise en garde explicite sur le sujet de la transition de genre chez les enfants :

« Il n’existe pas une seule étude à long terme démontrant la sécurité ou l’efficacité des bloqueurs de puberté, des hormones de sexe croisé et des opérations chirurgicales pour les jeunes transgenres. Cela signifie que la transition des jeunes est expérimentale et que les parents ne peuvent pas donner leur consentement éclairé, pas plus que les mineurs ne peuvent donner leur consentement à ces interventions. En outre, les meilleures preuves à long terme dont nous disposons chez les adultes montrent que l’intervention médicale ne réduit pas le suicide. »
(COLLÈGE AMÉRICAIN DES PÉDIATRES, Déconstruire la pédiatrie transgenre)

C’est un sujet important pour l’avenir de nos enfants, qui malheureusement est noyé par les actualités liées au Covid et aux élections présidentielles !

Je compte sur vous pour signer et diffuser le plus largement possible notre pétition NON à l’idéologie transgenre à l’école !

Envoyez simplement le lien de cette page à tous vos contacts pour qu’ils se mobilisent eux-aussi, et contribuent à protéger nos enfants.

Priorité à l’éducation !

signature sophie auduge

Sophie Audugé,
Déléguée Générale de SOS Éducation

Atlantico : SOS Éducation a lancé cette semaine une pétition demandant le retrait de la circulaire Blanquer « pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ». Qu’est-ce qui vous inquiète dans cette circulaire ?

Sophie Audugé : Chez SOS Éducation, nous nous sommes emparés du sujet dès que Jean- Michel Blanquer a publié cette circulaire. En effet, fin septembre, de manière incompréhensible tant sur le contenu que sur la temporalité, le ministre de l’Éducation nationale signe et diffuse ce texte qui est une circulaire purement idéologique de 11 pages. Elle est en fait un manifeste ! Clairement, à ce moment, on ne comprend pas pourquoi. Nous nous sommes interrogés sur les raisons et les motivations d’inclure une telle idéologie à l’école, et sur le présumé intérêt supérieur de l’enfant invoqué par le ministre. Nous avons étudié le sujet dans le détail, comme nous l’avions fait lorsque SOS Éducation s’est opposée à l’écriture inclusive. Notre méthode, chez SOS Éducation, est de prendre de la hauteur sur ces sujets, comme sur les autres, et de mener une analyse documentée et d’identifier des arguments objectifs et factuels. C’est ce que nous avons fait. Nous avons identifié les enjeux et les risques de l’idéologie d’affirmation du genre ressenti à l’École. Nous avons cherché sur quelles bases véritables le ministre a pu introduire et institutionnaliser une idéologie qui remet en question ce qui est par ailleurs enseigné à l’École : la réalité biologique du sexe de naissance. Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut savoir que cette idéologie consiste à reconnaître comme une vérité absolue, inaliénable et indiscutable le genre ressenti par une personne, et ce quel que soit son âge. C’est une idéologie qui ne reconnaît pas de réalité biologique au sexe de naissance, pas plus qu’elle ne reconnaît d’ailleurs de masculin et de féminin. Elle ne se fonde évidemment sur aucune vérité scientifique, mais fixe en vérité absolue le ressenti ou le sentiment exprimé par un enfant, sans tenir compte de son état émotionnel ou du moment de sa vie pendant lequel il l’exprime. L’idéologie d’affirmation du genre ressenti à l’École engage donc les enfants à penser qu’ils seraient nés dans le mauvais corps, qu’ils souffriraient de « dysphorie de genre »… Alors que dans l’immense majorité des cas les enfants vont traverser une phase de bouleversement identitaire naturelle et passagère, qui contribuera d’ailleurs à construire la personne (adulte) qu’ils deviendront. Mettre l’étiquette de « dysphorie de genre » revient à transformer une situation normale en trouble. L’École ne peut pas se rendre complice de cela !

C’est pourquoi SOS Éducation a jugé qu’il était de son devoir de consacrer 3 mois à se documenter sur le sujet, en étudiant ce qui se faisait dans d’autres pays, en dialoguant avec d’autres associations en France et à l’étranger, et en visionnant les documentaires qui racontent les parcours de jeunes enfants qui ont changé de genre (on dit “transitionné”) et qui autour de 25 ans ont fait marche arrière…

C’est à partir de ce travail d’analyse (rassemblé dans une note de synthèse de 90 pages disponible gratuitement sur le site de l’association) que nous avons compris et donc conclu que promouvoir cette idéologie à l’École est purement contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant.

C’est sur ces éléments factuels et documentés que SOS Éducation a lancé une pétition pour demander au ministre de retirer cette circulaire.

Deux arguments justifient le retrait. Premièrement, l’École doit être protégée des idéologies et des croyances qui doivent rester à l’extérieur. La formule de Jean Zay résonne particulièrement juste s’agissant de cette circulaire : « les écoles doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas ». Et deuxièmement, à moins que le ministre de l’Éducation nationale soit en mesure de démontrer le contraire, selon nos recherches, diffuser et appliquer l’idéologie d’affirmation du genre ressenti auprès des élèves est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. En tout cas, c’est la position actuelle de tous les pays qui ont accompagné des changements de genre chez des enfants, et qui font tous marchine arrière !

À partir du moment où on fait l’effort d’étudier la question du point de vue de l’intérêt supérieur de l’enfant et non de manière idéologique ou politique, il est clair que l’affirmation du genre ressenti n’a pas sa place dans l’École. Il faut également dire que cette idéologie se diffuse à travers des mouvements dits « transactivistes » d’une efficacité redoutable, qui infiltrent tous les pans de l’économie, des médias et des politiques.

Sachant cela, le seul point sur lequel Jean-Michel Blanquer a fait preuve de fermeté face aux exigences de ces mouvements transactivistes concerne le changement de prénom de l’enfant transgenre. La circulaire impose que l’établissement doit recueillir l’accord des deux parents pour accéder à la demande de changement de prénom de l’enfant qui se dit transgenre. Mais tout le reste de la circulaire prend fait et cause pour l’idéologie d’affirmation du genre ressenti et l’autodétermination de l’enfant comme une décision éclairée, et une vérité absolue et inaliénable. Ce faisant, les enseignants et les chefs d’établissement sont contraints d’adopter une idéologie, avec laquelle ils peuvent potentiellement être en profond désaccord, et qui s’avère être contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. Mais au-delà de cette injonction ministérielle à suivre cette idéologie, ils doivent en plus prendre le relais auprès de l’enfant, s’il le faut, se substituer à la famille qui ne serait pas assez progressiste, et au besoin jouer les médiateurs pour convertir les parents à cette idéologie et à la « réalité indiscutable » du genre ressenti par leur enfant.

Convenez que c’est invraisemblable et inadmissible.

Qu’est-ce qui dans vos recherches, à l’étranger, vous a poussé à penser que cette circulaire pouvait être contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ?

Le principe de l’idéologie d’affirmation du genre ressenti est né dans les pays du nord de l’Amérique : Canada et États-Unis, et dans le nord de l’Europe : Pays-Bas, Suède, Norvège et Angleterre. En France, nous étions relativement épargnés jusqu’à présent, même s’il y avait déjà un lobby transaffirmatif assez puissant à l’École. Mais jusqu’au 30 septembre 2021, date de la circulaire, il n’y avait pas d’incitation aussi directe à affirmer et à institutionnaliser cette idéologie du genre ressenti comme une nouvelle norme sociale. Ces pays, qui étaient des spécialistes des transitions d’adultes, se sont mis, il y a une dizaine d’années, à faire des transitions pédiatriques sans passer par une période de suivi par un pédopsychiatre pour s’assurer que c’était vraiment ce qui était « bon » pour l’enfant. Un enfant qui disait ne pas se sentir dans le bon corps était rapidement engagé dans un processus de « transition », qui débutait par des médicaments pour bloquer sa puberté, puis ensuite des médicaments permettant de bloquer la production des hormones correspondant à son sexe de naissance, et d’autres fournissant les hormones correspondant au sexe voulu. La dernière étape était la chirurgie, tout d’abord du haut, puis du bas. Cette dernière chirurgie étant moins courante que les étapes précédentes qui sont suivies par la plupart des personnes qui transitionnent. C’est ainsi que des dizaines de milliers de jeunes filles mineures se sont retrouvées des filles à barbe, à la voix de garçon et mutilées de leurs seins. À l’âge adulte, ces enfants qui étaient en parfaite santé devaient prendre des médicaments toute leur vie pour rester dans l’apparence du genre auquel ils avaient eux-mêmes choisi de se conformer et de s’assigner. C’est ce qu’il se passait dans ces pays « progressistes », jusqu’à ce que de nombreux enfants devenus adultes regrettent et fassent marche arrière. Appelés les « détransitionneurs », ils ont été rejetés, souvent avec beaucoup de violence par les groupes très fermés transaffirmatifs qui les avaient poussés dans cette direction. Avec des discours proches de ceux d’une secte, ces vendeurs de rêves leur avaient garanti le bonheur au bout de la transition. Mais c’est la souffrance qui les attendait. La même que celle sur laquelle les transactivistes les avaient convaincus de coller l’étiquette de dysphorie de genre, et qui les a conduits à transitionner. Ces détransitionneurs se sont mis à témoigner dans des documentaires, à dénoncer, à lancer l’alerte. Ils ont reproché aux adultes de les avoir laissé faire, de ne pas avoir su les protéger. Certains ont attaqué en justice l’hôpital qui a conduit leur transition (Affaire Keira Bell en Angleterre). Sur les réseaux sociaux, les activistes trans leur avaient promis qu’ils seraient plus heureux dans leur « corps réassigné », mais ça n’a pas été le cas. Ces « détransitionneurs » sont aujourd’hui des dizaines de milliers à faire entendre leur voix et à demander qu’on ne touche pas aux enfants ! Plusieurs documentaires ont eu l’effet d’une bombe et ont conduit à faire purement et simplement stopper le processus de transition chez les enfants, sauf danger imminent pour l’enfant. Le plus connu est évidemment le documentaire suédois trans train qui a dénoncé la transition pédiatrique pratiquée dans le très prestigieux hôpital Karolinska. Aux États-Unis, l’article puis le livre d’Abigail Schrier ont également eu l’effet d’une onde de choc, puisque des chirurgiens eux- mêmes transgenres ont reconnu que les traitements de transition pédiatrique n’ont pas été conçus pour des enfants : ce sont des traitements expérimentaux, dont le corps médical ignore les impacts à long terme sur le cerveau, sur le développement émotionnel… avec des effets secondaires importants sur la santé physique et mentale, et des effets irréversibles à vie (notamment l’infertilité).

Les trans activistes qui veulent “convertir” les jeunes et convaincre les parents utilisent l’argument du risque de suicide. C’est d’ailleurs ce discours que diffusent Justin Trudeau et ses ministres, qui assument l’idéologie du genre ressenti comme nouvelle norme sociale au Québec. Ils expliquent aux parents qui doutent qu’il vaut mieux avoir une fille qui devient un garçon transgenre qu’une fille morte. C’est le chantage au suicide. Mais les études des pays ayant du recul ont mis en évidence qu’il n’y a pas d’impact sur les taux de suicide après les transitions, car ces dernières ne résolvent pas le problème. Les autres pays qui ont l’expérience de la transition pédiatrique sur plusieurs années montrent que le taux de suicide n’est pas plus faible après la transition qu’avant, mais qu’il est fonction du profil psychologique du jeune et de son état émotionnel. Malheureusement, un enfant dépressif présentant des idéations suicidaires les conservera malgré la transition, puisque l’origine de sa souffrance est la dépression, ou encore un trouble psychologique… et non l’incongruence de genre au sexe de naissance.

Comment est-ce que s’articulent les risques qui peuvent survenir à l’école ?

Il s’avère que l’être humain est binaire, puisqu’il naît avec un sexe homme ou femme, qui correspond à sa fonction de reproduction, et qui est défini in utero. C’est un fait scientifique. Ensuite, le développement de l’enfant va être accompagné d’un certain nombre de diffusions hormonales qui vont conduire à son développement physique d’abord, avec des phénotypes spécifiques par genre (féminin/masculin), mais aussi à son développement cérébral et émotionnel : c’est ainsi qu’il va atteindre la maturité. L’idéologie d’affirmation du genre ressenti considère que cela n’a pas de réalité et qu’une autre norme sociale existe. Cette idéologie détermine que chaque personne doit ressentir son genre et s’auto-déclarer. L’idéologie du genre ressenti réfute la réalité scientifique de la nature humaine pour se fonder sur le ressenti de la personne, qui ne pourrait jamais se tromper. Appliqué à l’enfant cela revient à considérer que l’enfant serait capable d’auto déclarer son genre ressenti et serait incapable de se tromper ou de se mentir à lui-même. C’est considérer que l’enfant est capable de prendre une décision éclairée qui engage sa vie future sur la base d’un ressenti alors que son immaturité cérébrale et émotionnelle rend impossible pour lui d’avoir une projection dans l’avenir. Notamment sur son identité sexuelle, sur sa sexualité d’adulte, sur la possibilité d’avoir un enfant… toutes ces choses abstraites pour lui du fait de son jeune âge. Comment l’École peut être complice d’une chose pareille et s’en faire la porte-parole à l’intérieur et à l’extérieur de ses murs, parfois contre l’avis des parents ?

Cela place l’École sur le registre de l’idéologie et non plus sur celui des savoirs fondamentaux et universels, sur lesquels se fonde pourtant sa légitimité.

L’École se trouve désormais dans la position de permettre et accompagner la transition sociale des enfants, qui est la première étape d’un processus de transition irréversible. Complice d’avoir ouvert la porte du train de la transition qui conduira la grande majorité de ces enfants sains vers un avenir d’adultes sous médication à vie, avec des conséquences sur leur santé physique et mentale graves. Mais surtout, en adoptant cette idéologie dans l’École, le ministre de l’Éducation nationale crée les conditions d’une contagion sociale au sein des établissements scolaires, laissant s’installer des clusters. C’est-à-dire des petits groupes d’élèves qui se constituent et s’enferment dans cette idéologie, se motivant les uns et les autres à aller jusqu’au bout de la démarche. C’est déjà le cas dans des lycées publics à Paris. SOS Éducation est en contact avec des parents qui vivent actuellement ce cauchemar.

Les travaux des pays ayant plus de recul que la France sur la transition pédiatrique, et je le rappelle, qui ont choisi de faire marche arrière, nous apportent des informations utiles. Tout d’abord ils confirment la vague transaffirmative, et le phénomène de contagion sociale qui touche une population nouvelle : de jeunes filles adolescentes qui se déclarent dysphoriques de genre sans avoir eu d’antécédent dans l’enfance et après avoir découvert l’existence de ce concept sur les réseaux sociaux. Il faut savoir que l’incongruence entre le ressenti d’une personne et le sexe de naissance, ce qu’on a nommé la dysphorie de genre, est un trouble connu et ancien (100 ans). C’est une souffrance douloureuse mais très rare. Ce trouble touche normalement très majoritairement les garçons, en moyenne 1 pour 10 000 garçons contre 1 pour 20/30 000 filles. Cette dysphorie de genre se déclare très tôt, vers quatre ans. L’enfant a ce sentiment de souffrance avant même de connaître l’existence du trouble. L’importance et l’origine de sa souffrance ne vont pas évoluer dans le temps.

Le phénomène de contagion sociale qui est constaté aujourd’hui touche une population très différente. C’est ce qui a alerté les professionnels des autres pays, médecins et pédopsychiatres, parlant d’un stress éthique face aux courbes de jeunes filles dysphoriques qui s’emballaient. En Suède par exemple, pendant des années, ils avaient 12 cas par an, et ils se sont retrouvés avec 2 000 cas. Des professionnels ont théorisé ces problèmes. Kenneth Zucker a expliqué qu’il fallait distinguer la dysphorie de genre (trouble rare et ancien) de l’euphorie de genre (mouvement actuel de contagion sociale). La dysphorie de genre est une maladie rare et douloureuse, qui est stable dans le temps, et qui nécessite un dialogue entre la famille, les médecins et l’enfant, pour décider au bout de plusieurs années s’il faut dans l’intérêt de l’enfant engager un parcours de transition. Mais c’est au bout de plusieurs années d’accompagnement d’un pédopsychiatre et au regard de la balance bénéfices / risques pour l’enfant et pour sa vie future. L’euphorie de genre caractérise le phénomène actuel de contagion sociale, poussée par un transactivisme très populaire dans les médias, qui a fait émerger une nouvelle population de jeunes filles qui se déclarent beaucoup plus tardivement, et qui n’ont eu aucun signe annonciateur dans l’enfance. Il faut préciser que le lobbying des idéologues transaffirmatifs a réussi à dépathologiser la dysphorie de genre, de telle sorte que les pédopsychiatres ne sont pas les bienvenues dès lors qu’il s’agit d’interroger l’auto détermination de l’enfant ! Lisa Littman, en Angleterre, a théorisé cette nouvelle forme en dysphorie de genre à déclenchement tardif et soudain par opposition à la dysphorie de genre à début précoce. Dans les études qu’elle a réalisées, elle a observé que les jeunes filles mettaient le nom de dysphorie de genre sur leur souffrance une fois qu’elles avaient eu connaissance du transgenrisme sur les réseaux sociaux. Elle met en cause le rôle des pairs dans la contagion sociale. C’est exactement les conditions que crée et que favorise la circulaire de Jean-Michel Blanquer en institutionnalisant l’idéologie d’affirmation du genre ressenti à l’École.

Aujourd’hui, il y a un consensus de tous les pays « précurseurs », qui prônent une approche mesurée des questionnements de genre et tendent à réhabiliter la démarche d’attente vigilante et d’accompagnement psychopathologique. Il est incompréhensible que ce soit justement le moment choisi par notre ministre de l’Éducation nationale pour ouvrir grand les portes de l’École en France à l’idéologie qui a conduit à ces effets dévastateurs sur des dizaines de milliers d’enfants.

Sous couvert de se débarrasser des stéréotypes de genre, on prône une idéologie qui conduit à être obsédé par le genre et qui ne fait que renforcer les stéréotypes pour mieux revendiquer de s’en écarter. Quand l’école dit qu’elle veut prendre en compte le ressenti des élèves, elle institutionnalise cette idéologie et fait de la transition sociale un processus normal sans conséquences, sans importance. Quelque chose de neutre ! Là encore, c’est faux. Là encore, l’expérience de ces pays est sans appel. La transition sociale qui consiste à se faire appeler par un prénom du genre choisi et à adopter les signes vestimentaires et les attitudes (par exemple utiliser les toilettes) est le premier wagon des trois wagons du train sans arrêt de la transition. L’enfant ne pourra pas descendre en chemin. La majorité des enfants qui y montent pensent peut-être, comme cela est écrit dans la circulaire de Jean-Michel Blanquer, que changer de prénom ne les engage pas beaucoup. Ils se trompent : dans 80 % des cas, ils prendront ensuite des bloqueurs de puberté, puis pour 90% d’entre eux des hormones, et une grande partie d’entre eux subira des chirurgies mutilantes. Vers l’âge de 20 à 25 ans, ils seront nombreux à regretter : dans plusieurs articles, des professionnels de la pédopsychiatrie s’attendent à avoir 20 % de « regretteurs », qui deviendront des « détransitionneurs » !

Parmi les jeunes gens qui ont déjà « détransitionné » dans les pays « précurseurs », les médecins ont identifié une surreprésentation d’enfants présentant des troubles autistiques, des troubles alimentaires (anorexie), des troubles développementaux, des troubles post-traumatiques conséquentiels à des sévices sexuels… Ces états psychopathologiques avérés démontrent que l’origine de la souffrance ressentie n’était pas d’être né dans le mauvais corps. Mais une souffrance plus profonde, plus complexe et tenace. L’étiquette de la dysphorie de genre a été, sous l’influence des réseaux sociaux et du transactivisme, une étiquette facile à coller, car dans l’air du temps, mais qui s’avère temporaire et surtout inefficace pour aider l’enfant à surmonter sa souffrance véritable. Beaucoup de temps perdu, des vies brisées, pour une souffrance que la pédopsychiatrie sait accompagner par des traitements qui ont prouvé leur efficacité.

A partir de là, engager l’enfant vers un parcours de transition qui démarre nécessairement par la transition sociale, et tout particulièrement à l’École, est une démarche qui est manifestement contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Puisque des enfants et adolescents ont ces revendications, comment l’école peut-elle se positionner ? Doit-elle être imperméable ?

C’est toute la difficulté de la chose. Il faut se poser la question : est-ce une idéologie ou est-ce un fait ? Si c’est une idéologie, elle ne doit pas rentrer à l’École, comme aucune autre idéologie ou croyance d’ailleurs. L’école est un sanctuaire, l’asile inviolable qui protège les enfants d’eux- mêmes et des autres, pendant qu’elle les instruit de savoirs fondamentaux, universels, et validés ! Le ministre de l’Éducation nationale doit avoir une hauteur de vue, le sens de l’intérêt supérieur de l’enfant, ainsi que faire preuve d’acuité et de vigilance pour protéger l’École des tentatives d’infiltration de toutes idéologies et croyances qui n’ont rien à y faire. Il semble, s’agissant de l’affirmation du genre ressenti, que Jean-Michel Blanquer a failli à sa mission. Bien sûr il y a des pressions venant de l’extérieur, des revendications militantes, mais c’est au ministre de l’Éducation nationale d’expliquer qu’elles n’ont pas leur place à l’École. Concernant l’affirmation du genre ressenti, les arguments sont massifs et indiscutables, il semble que cette idéologie à l’École conduit à une transition sociale qui est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant, point ! Il suffit ensuite de former les professeurs aux connaissances accumulées par les pays « précurseurs » qui constituent un corpus d’arguments permettant de démontrer, contrairement à ce que dit la circulaire, que l’idéologie d’affirmation du genre ressenti n’est pas un fait mais une idéologie politique. Qu’elle n’a pas fait l’objet d’un débat public et ne peut être à ce titre présentée ou diffusée comme une nouvelle norme sociale acceptée par le peuple français pour être dispensée à l’École de la République. Au-delà de ce point sociétal et politique, cette idéologie dans l’École est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. L’École est le lieu où l’enfant est instruit de savoirs et où il est protégé. Deux conditions qui sont en opposition avec l’idéologie d’affirmation du genre ressenti chez les enfants.

Pour retrouver la Pétition de SOS Éducation : cliquez ICI

Les ressources produites par SOS Éducation :

La note de synthèse qui dresse un état des connaissances sur la question transgenre chez les enfants et explique le phénomène de contagion sociale (et reprend toutes les sources étudiées) : cliquez ICI

La vidéo de la visioconférence Circulaire Transgenre à l’École : attention danger ! :
Avec Anne-Laure Boch, neurochirurgien des hôpitaux de Paris, docteur en philosophie de la médecine, membre du collectif L’Observatoire de la petite sirène ;
et Aude Mirkovic, maître de conférence en droit privé, directrice juridique et porte-parole de Juristes pour l’Enfance.

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