Contre l'écriture « inclusive »... Vos astuces pour faire front !

SOS Éducation > Actualités > Actualités Mobilisations > Contre l’écriture « inclusive »… Vos astuces pour faire front !
Posté par : SOS Éducation 26 août 2021 Aucun commentaire

Chère amie, Cher ami,

Notre saga de l’été sur les arguments pour convaincre nos concitoyens sur l’absurdité et le mensonge qui se cachent derrière l’écriture « inclusive » touche à sa fin.

Merci infiniment à tous pour votre participation. Plusieurs de vos commentaires nous ont fait beaucoup rire et vos astuces pour faire front contre cette infamie peuvent inspirer les membres de SOS Éducation. 

Grâce à vous, nous avons complété notre liste d’arguments et découvert d’autres initiatives pertinentes pour combattre l’écriture « inclusive ». 

Il est temps de diffuser largement l’ensemble de nos travaux et de faire interdire l’usage de cette pseudo graphie de toute communication, au moins dans les services publics.

À la fin de cette lettre d’information, vous pourrez télécharger et transférer à vos contacts la liste complète des arguments objectifs contre l’écriture « inclusive » . 

Avant cela, un florilège de vos retours, puis comme promis, notre dernière salve d’arguments : numéros 40 à 54 ! 

Vous êtes nombreux à avoir pris le taureau par les cornes, en décidant de renvoyer aux expéditeurs de messages reçus en écriture inclusive, une demande de réécriture en français. 

Voici quelques exemples, pour inspirer ceux qui voudraient faire de même…

« Bonjour, Merci pour ce document, mais s’il vous est possible d’éviter d’envoyer des documents avec de l’écriture inclusive, cela serait parfait. Cette écriture est tout simplement infamante et insultante, de plus elle salit la langue française en la rendant illisible. En vous remerciant par avance. Vous souhaitant une agréable fin de semaine. Cordialement » Sébastien

« Cher Monsieur, Rien de personnel, mais VOUS avez signé ! Je me permets donc de vous rappeler AIMABLEMENT, COURTOISEMENT MAIS FERMEMENT que l’écriture dite « inclusive » (que d’autres appellent « à la mord moi le nœud ») est parfaitement interdite par nos autorités nationales. Je sais que vous n’êtes pas seul décideur mais sachez  – et communiquez svp à vos N+1, 2, 3, 4 etc… – que si les destinataires de ce message ne reçoivent  pas cette information réécrite en français « correct et autorisé », je ne serai pas en mesure de confirmer ma présence comme assesseur [ … ] comme j’en avais fait la proposition à Madame […]. Merci. » Jean-Maurice 

« Bonjour Messieurs, Je sollicite votre avis juridique sur un point qui pourrait entraîner des recours contre notre établissement. Je suis président d’un jury de Licence […] dont certains membres de sexe féminin sont désignées sur les affichages publics et les convocations comme « maîtresses » et d’autres comme « professeuses », selon une alternance de suffixes -fesseur et -fesseuse composée par analogie (masseur/masseuse, enquiquineur/enquiquineuse, etc, etc…). Le terme « professeuse » est certes bien mentionné dans le Trésor de la langue française (« − /Arg./ Vieille courtisane qui excelle à faire l’éducation des petits jeunes gens (Anatole France 1907; v. aussi Larch. /Nouv. Suppl./ 1889, p.196). »), mais, dans notre contexte académique officiel de délivrance de diplômes nationaux, nous aboutissons à une création qu’à ma connaissance aucun texte réglementaire national définissant les corps et les grades ne mentionne. Des collègues envisagent de ne pas répondre à la convocation ainsi rédigée, ce qui ne serait peut-être pas sans fondement. Le titre de « maîtresse » pose la même question. Le risque d’un recours d’étudiant pour une délivrance ou une non délivrance de sa Licence par un jury mentionnant des titres fantaisistes, même s’ils ont  sans doute été imposés à un moment ou un autre par notre établissement précurseur et passeront, qui sait, à la postérité, doit-il être pris en compte ? Dois-je pour ma part présider un tel jury et puis-je apposer ma signature sur le PV sans exposer mes arrières ? Pouvez-vous me rassurer en me confirmant ce point assez rapidement, les jurys se tenant très bientôt ? » Pierre*

Voici quelques retours d’expérience et réflexions…

« Sur un salon du livre, une jeune professeur de français s’intitulait « auteure » et m’a dit qu’elle y tenait. Je lui ai rappelé qu’en primaire, on prend soin d’enseigner que les mots féminins en “eur” ne prennent pas de “e”, sauf “l’heure” et “la demeure”, et qu’elle cassait ainsi les apprentissages du primaire. Je lui ai demandé si elle n’était pas aussi illustrateure et dessinateure et si elle n’avait pas une éditeure. J’ai eu le soutien de son autre voisine, professeur de lettres de plus de 80 ans, effrayée ! » Christian

« Si l’on peut volontiers soutenir des mesures visant à rendre les mobilités plus douces, la circulation plus aisée, la qualité de l’air meilleure et la vie plus agréable, on distingue mal en quoi l’une des toutes premières mesures de cette nouvelle municipalité [Lyon] devait urgemment se porter sur l’adoption de l’écriture inclusive, sauf à considérer que la masculinité dite toxique contenue prétendument dans la langue de Molière produise des émanations de CO2 » Antoine

« La SNCF est POUR l’écriture inclusive depuis que des passagÈRES sont restées à quai! Mon Dieu, quel scandale! Le conducteur avait invité tous les PASSAGERS à monter à bord, sans préciser. Résultat : la clientèle féminine n’a pas compris qu’elle était INCLUSE dans le mot « PASSAGERS » !… Voilà pourquoi je suis POUR l’écriture inclusive, tout au moins dans les trains! Pour le cas où la SNCF se croirait obligée de démentir mes propos, je tiens à préciser que ceci sort tout droit de mon imagination, qui n’est jamais en reste quand il s’agit de contrer des absurdités telles que l’écriture inclusive!… » Rozenn

Un texte à lire ou relire, rappelé à notre bon souvenir par Rosemarie, abonnée à notre lettre d'information

Il s’agit d’une chronique de Jean-François Revel sur la féminisation des mots, publiée dans le recueil d’éditoriaux Fin du siècle des ombres (1999, Fayard).

En voici un court extrait mais je vous invite à la lire en intégralité (Elle est disponible ici).

L’extrait que nous reprenons ci-après ironise sur un argument récurrent, pourtant totalement fallacieux, avancé en boucle et sans vergogne par les « inclusivistes ».

Selon eux,  au XVIIe siècle, des grammairiens phallocrates auraient aboli l’accord de proximité au profit d’un accord exclusivement au genre masculin, marquant une intention consciente et déterminée de domination masculine par la langue. 

« J’ai entendu objecter : «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ??». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues. Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.  Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes. »   

Merci à tous pour votre contribution et les plus de 300 retours que nous avons reçus, et lus avec attention.

Et maintenant, les 10 derniers arguments en images ci-dessous, ainsi que 4 arguments supplémentaires proposés par nos lecteurs, qui viennent utilement compléter la liste !

Les arguments #41 à #50 contre l'écriture inclusive

Les arguments #51 à #54 contre l’écriture « inclusive », proposés par nos lecteurs

L’explication de cet argument 54 est à retrouver dans les excellentes vidéos de Ralph Müller diffusées sur YouTube – L’écriture abusive. Merci à Charline qui nous l’a fait connaître. Ce jeune Ralph Müller est vraiment brillant (Vous pouvez voir l’extrait en cliquant ici)

La liste complète des arguments contre l’écriture « inclusive »

Pour accéder à la liste complète des arguments, classés par catégorie, suivez ce lien ou bien cliquez sur l’aperçu ci-dessous :

Priorité à l’éducation !

signature sophie auduge

Sophie Audugé,
Déléguée Générale de SOS Éducation

PS : Retrouvez notre pétition NON à l’écriture « inclusive ! » en suivant ce lien. Si vous ne l’avez pas encore signée, il n’est pas trop tard : chaque signature compte pour donner du poids à l’action !

PPS : C’est grâce aux dons de généreux donateurs que nous pouvons mener nos combats pour améliorer le système éducatif et protéger la langue française.

Pour conserver une parole parfaitement libre, l’Association ne touche aucune subvention publique. Votre soutien financier nous permet de continuer notre action indépendante pour l’Éducation.

Si vous le pouvez, MERCI de nous aider par un don, et ainsi rejoindre les donateurs de l’Association grâce auxquels nos actions sont possibles.

Toute contribution, même modeste, permet à SOS Éducation d’agir pour une meilleure École ! Pour faire un don, rendez-vous sur notre page de dons sécurisée.

* Le prénom a été changé.

Laisser un commentaire

*

code