Lycées : mobilisation… à soutenir ?

Posté par : SOS Éducation - M 9 octobre 2026 3 commentaires
À vous la parole - Sondage SOS Éducation
À vous la parole - Sondage SOS Éducation

Chère amie, Cher ami,

J’aimerais recueillir VOTRE avis (en 1 clic) sur cette mobilisation lycéenne qui remplit les rues, inonde les médias et inquiète beaucoup de monde.

Doit-elle être soutenue ?

Blocage des accès, barricades en feu, gaz lacrymogènes, niveau de violence parfois extrême…

Plus de 5 000 interpellations, en très grande majorité des mineurs. De nombreux blessés parmi les élèves, les personnels éducatifs, les policiers et les pompiers !

Depuis la mi-septembre, on assiste à des scènes de chaos comme on en voit rarement aux abords de nos lycées. Et sur les plateaux télé, ce sont souvent des dialogues de sourds.

Sans compter les tentatives de récupération syndicale et politique…

Mais que se passe-t-il VRAIMENT ?

Voici un résumé des faits, sans filtre ni parti pris.

Tout a commencé mi-septembre à Créteil, avant de gagner toute la France. Une traînée de poudre, via les réseaux sociaux et les relais médias.

>> Le 1er octobre, 1 027 lycées ont été touchés (sur 3 700 en France), dont 222 complètement bloqués, selon le ministère de l’Intérieur.

>> Le 6 octobre, plus de 250 000 manifestants ont défilé partout en France selon le ministère de l’Intérieur… et 450 000 selon les organisateurs.

>> Malgré la tension ambiante déjà difficile à gérer, plusieurs syndicats d’enseignants et partis politiques appellent encore à la mobilisation générale et à la grève, en soutien aux lycéens.

Heureusement, de nombreuses manifestations lycéennes sont pacifiques. Mais elles sont peu visibles dans les médias… qui semblent souvent à la recherche de l’actualité la plus sanglante.

Car le mouvement a aussi été marqué par des violences regrettables :

  • une proviseure blessée par un tir de mortier d’artifice, un enseignant frappé ;
  • un professeur de physique-chimie aspergé d’essence puis frappé ;
  • un jeune manifestant dont la main a été arrachée à Lens, plusieurs lycéens gravement blessés en escaladant les clôtures ;
  • des lycées dégradés, certains touchés par des incendies…

Les organisations lycéennes condamnent elles-mêmes ces violences, et disent s’en désolidariser.

Depuis quelques jours, certains parlent de « dérives autoritaristes et liberticides », ainsi que de « violences policières », ce que le ministre de l’Intérieur conteste.

Alors, que réclament les lycéens ?

Voici les revendications que l’on entend le plus souvent sur les ondes :

  • remplacement rapide des professeurs absents ;
  • allègement des effectifs pour des classes moins surchargées ;
  • recrutement de personnels : AESH, infirmières, assistants sociaux… ;
  • amélioration de Parcoursup, une orientation « plus juste » ;
  • rénovation des bâtiments (sanitaires, isolation : chauffage, fortes chaleurs…) ;
  • plus largement, un « financement massif » des lycées et des universités.

De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé : un plan d’action pour un remplacement plus rapide des professeurs absents (en priorité en première et en terminale), une plateforme de concertation, et une demi-journée de débat dans chaque lycée.

Le ministre de l’Éducation nationale juge certaines revendications « légitimes », tout en dénonçant des violences « inqualifiables ».

Syndicats, partis, ministres : tout le monde s’exprime.

Mais VOUS, en tant que parents ou grands-parents, personnels éducatifs en activité ou retraités, professionnels de la santé des jeunes, citoyens… quel est votre regard sur la situation ?

C’est le premier poste de dépenses sectoriel de l’État, et le nombre d’élèves va continuer de baisser. Pour autant, le budget éducatif est-il à la hauteur des enjeux ?

Est-ce plus un souci de méthodes utilisées ou de moyens alloués ?

Faut-il soutenir ce mouvement lycéen ? Le stopper s’il n’est pas possible d’assurer la sécurité des mineurs ? Recadrer les méthodes employées ? Le condamner ?

Distinguer les revendications légitimes… des débordements inacceptables ?

Cette question divise et… VOTRE avis m’intéresse !

Selon vous,
cette mobilisation lycéenne
doit-elle être soutenue ?

Répondez en 1 clic :

Après avoir cliqué sur l’un de ces 3 boutons pour voter, vous pourrez donner votre avis et votre ressenti.

Ce sera, comme d’habitude, complètement anonyme et ouvert à toutes les personnes qui souhaitent s’exprimer. Partagez largement à vos proches le lien de cette page.

Je vous enverrai les résultats d’ici peu, avec une sélection des témoignages les plus éclairants.

Après 25 ans passés au cœur de l’association SOS Éducation, j’ai bien sûr mon avis sur la question. Je vous en ferai part en parallèle des résultats de ce sondage.

Mais à ce stade, je ne veux influencer personne. Car vos avis nourrissent nos réflexions d’équipe et font avancer les causes que nous défendons ensemble. Alors, prenez la parole !

Donnez VOTRE avis.

D’abord, l’essentiel : votez. Un clic suffit.

Et plus il y aura de réponses à ce sondage, plus VOTRE voix portera.

Après avoir voté, faites passer l’information à vos proches (envoyez-leur simplement le lien de cette page). Tout le monde peut (et devrait !) donner son avis.

Les problèmes d’éducation d’aujourd’hui sont les crises de société de demain.

La réponse ne passera que par l’intelligence collective et le courage politique.

Ensemble, faisons entendre la voix de celles et ceux pour qui l’École compte encore.

Priorité à l'Éducation !

P.S. : Un proche vous a transmis cette page ? Votez en 1 clic, puis partagez-la à votre tour… Et pensez à vous inscrire ici pour recevoir les résultats du sondage avec l’analyse détaillée.

Laisser un commentaire

3 commentaires

  • Dufournet

    la contestation des élèves cela a toujours existée depuis des siècles. depuis la longue fermeture de la Sorbone. il y a plusieurs siècles!
    Aujourdh’ui la contestation est-elle légitime ?
    oui pour les méthodes pédagogiques mises en place depuis trois décennies qui ont conduit à la chute de l’enseignement . voir PIsa
    les élèves se plaignent de l’absence de professeurs ils ont parfaitement raison mais personne dans la presse rappelle que 30% des enseignants ne sont plus présents dans les classes de lycées/ collèges.
    Que l’absentéisme est deux fois et demi plus élevé que dans le Privé: cela fait des milliers de professeurs qui ne font pas leurs cours. Que personne ne v eut parler du sujet
    que le « Mamouth n’est plus capable de gérer ces structures pléthoriques nationales qui négligent le
    gestion locale.
    La sempiternelle revendication de plus de moyens n’a pas de sens puisque la France dépense plus pour 1000 élèves que l’Allemagne qui est correctement administrée
    C’est toute l’organisation qu’il faut remettre en cause et repenser en libéralisant et responsabilisant
    les relations humaines des niveaux hiérarchiques
    La revendication de la soi disant surcharge des classes au delà de 28 élèves est stupide
    Nous étions 42 élèves en terminal au Lycée Louis le Grand en 1957. !! et personne ne revendiquait
    car cela fonctionnait tout de même
    Bref il faut faire accepter l’effort pour se former et préparer l’avenir par l’école que l’Etat vous offre gratuitement . Il faut aussi apprendre la « frustration passagère » comme disait le psychologue de l’émission de L.C.I l’autre jour

  • B. ECOCHARD

    Bien sûr que le mouvement doit être soutenu mais sans la violence et la détérioration des bâtiments et des salles de classe. Pas d’agressivité et d’attaque envers les proviseurs et les professeurs .
    Une question cependant :
    Pourquoi la LFI qui incite les jeunes à la révolte n’a jamais demandé de l’argent pour l’éducation nationale pour le remplacement des professeurs absents, des classes moins nombreuses et du matériel scolaire correct.

  • Lacomme

    Bonjour
    Quelques commentaires concernant les revendications lycéennes que vous avez listées :
    – Sur le non remplacement des profs. Il faudrait que les lycéens se posent la question : pourquoi ? pourquoi manque-t-il de profs ? pourquoi exercer un métier si mal payé, dans des conditions infâmes, la peur au ventre ? Qui fait régner cette peur ? et, bien entendu, toutes les autres questions connexes (autorité, relation au savoir, effondrement du pays dans la hiérarchie mondiale mesurée par PISA pourtant si peu exigeant, concurrence de la France avec …. les pays asiatiques). Pourquoi la référence de tant d’entre eux est-elle l’Algérie et non pas le Viet-Nam pourtant l’une et l’autre anciennes colonies au même titre ?
    – Parcours-Sup est un processus inique qui conduit à éliminer les meilleurs en faveur des pires en évacuant compétence et mérite (critères d’acquisition réels de connaissances) au profit de considérations socio-ethniques qui n’ont strictement aucun lien avec les capacités scolaires puis universitaires. En quoi habiter dans le 9-3 donnera-t-il des compétences particulières pour soigner dans les hôpitaux, concevoir de nouveaux moyens de transport, envoyer des missions dans l’espace ou sous les océans ?
    – Financements divers : qui paie ? qui veut encore payer pour un système éducatif qui se dégrade inlassablement de l’intérieur, qui ne brille que par son inefficacité et son incurie ? qui veut encore et toujours remplir ce tonneau des Danaïdes ? qui en profite (il y en a !) ? Quelles missions le collège/lycée doit-il prendre en charge autres que l’enseignement ? (Il y a déjà plus de 25 ans, j’ai été contraint d’accompagner une classe de collège auprès de trois intervenants au détriment d’une heure de math pour entendre ces personnes – payées, évidemment – expliquer en long et en large aux élèves cois comment se torcher le derrière !!! C’est cela que je suis contraint de financer avec mes impôts !!!). Que les lycéens aient conscience qu’il n’y a pas qu’eux qui ont la rage !