La circulaire Blanquer qui fait scandale !

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Posté par : SOS Éducation 11 octobre 2021 Aucun commentaire

Chère amie, Cher ami,

Nouveau scandale à l’Éducation nationale !

Le ministre a publié au journal officiel de la République française une circulaire qui a fait l’effet d’une bombe.

Elle dicte l’obligation de reconnaissance, d’attention particulière et d’accompagnement individualisé, par les professeurs et par l’École, des enfants qui s’autodésignent « transgenres ».

SOS Éducation a étudié dans le détail les 11 pages de ce plaidoyer. Il fixe comme postulat de départ le principe d’auto-proclamation du genre ressenti, tel qu’il est revendiqué par les défenseurs d’une identité « transgenre ».

Des « situations d’apprentissage » sur l’identité « transgenre » doivent être mises en place.

Dès la maternelle.

La posture assumée de la circulaire rappelle aussi la responsabilité de l’ensemble du corps éducatif, et particulièrement des enseignants. Ils ont l’obligation de reconnaître et d’appliquer « l’identité de genre ressentie » par l’élève :

  • Appliquer à l’oral et à l’écrit, en classe et dans l’établissement, le prénom d’usage choisi par l’enfant (avec l’accord des deux parents pour les mineurs).
  • Veiller à ce que tous les enfants et tous les adultes appliquent ce prénom d’usage choisi par l’enfant.
  • Accepter la venue en jupe et maquillé… d’un garçon dont « l’identité ressentie » est celle d’une fille, et réciproquement.
  • Autoriser l’accès aux toilettes, aux vestiaires, aux dortoirs… du sexe correspondant à « l’identité de genre ressentie » par l’élève.

Il est regrettable que tout ce qui fonde l’équilibre entre l’instruction des savoirs et l’éducation soit absent de cette circulaire.

Et en premier lieu :

  • L’intérêt supérieur de l’enfant (sur le long terme).
  • La fonction de professeur.
  • Le rôle de l’École.
  • La place des parents…

Il est difficile d’imaginer qu’un tel manifeste de l’idéologie « transgenre » ait pu être écrit de la main de Jean-Michel Blanquer.

J’ai pu exprimer dans plusieurs médias, avec une certaine colère je vous l’avoue, en quoi cette circulaire représente, pour l’École, un scandale.

Découvrez mon intervention dans l’émission de Sonia Mabrouk, Midinews sur CNEWS :

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Vous pouvez aussi voir la vidéo directement sur Youtube en cliquant sur ce lien.

Et mon Intervention dans l’émission de Philippe David, les Vraies voix sur Sud Radio :

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Attention ! Il n’est pas question de nier la souffrance que peuvent ressentir, à différents moments de leur croissance et au plus profond de leur être, certains enfants.

Mais l’École n’a pas à s’immiscer dans la sphère privée, ni intime, de l’élève.

Et certainement pas dans le dos des parents.

Seul un danger imminent pour l’enfant peut justifier une intervention d’intermédiation de l’école.

Dans ce cas, l’enfant doit être pris en charge par des professionnels compétents et habilités. Eux seuls sauront l’accompagner, dans le respect de protocoles établis et dans la durée.

SOS Éducation identifie 7 désaccords fondamentaux qui conduisent à rejeter cette circulaire.

Après les avoir consultés, donnez-nous votre avis, afin que SOS Éducation porte votre voix.

Selon vous, le ministre doit-il retirer sa circulaire sur l’accompagnement individualisé des élèves transgenres dans les écoles ?

1er motif de désaccord avec cette circulaire : ce n’est pas le rôle de l’École

  • L’École est un « sanctuaire », où les querelles des hommes et les idéologies n’ont pas leur place (selon Jean Zay, si cher au ministre actuel).
  • Le rôle de l’École est d’instruire les enfants.
  • L’École dispense des savoirs et des faits.
  • L’École n’a pas à se mettre entre l’élève et ses parents.

2e motif de désaccord avec cette circulaire : ce n’est pas la fonction des professeurs

  • Les professeurs ne sont pas des psychologues, ni des médecins, ni des endocrinologues.
  • Les enseignants maîtrisent des savoirs qu’ils ont pour mission de transmettre.
  • Les enseignants ne sont pas des précepteurs et encore moins des parents de substitution.
  • La fonction de professeur impose une distanciation avec l’élève, incompatible avec une entrée dans sa sphère privée et intime.

3e motif de désaccord avec cette circulaire : l’École combat indifféremment toutes les formes de harcèlement

  • L’École doit combattre le harcèlement sous toutes ses formes.
  • Instaurer une catégorisation et une hiérarchisation des situations de harcèlement est scandaleux.
  • Porter une attention et une vigilance particulière à la situation des élèves “transgenres” relève d’une discrimination.
  • L’École n’est pas compétente pour prendre en charge la souffrance, elle peut l’identifier, et orienter l’enfant et sa famille.

4e motif de désaccord avec cette circulaire : l’École n’est pas un hôpital de jour.

  • Chaque souffrance d’enfant est à prendre au sérieux, mais l’École n’est pas habilitée, ni compétente pour gérer la souffrance intrinsèque à chaque enfant.
  • La prise en charge d’enfants en souffrance est un processus qui doit être mené par des professionnels de santé, formés, habilités et encadrés dans une structure dont c’est la mission première.
  • Aujourd’hui dans les écoles de toute la France, il y a au mieux 1 psychologue scolaire pour 1200 élèves. Pratiquement la mise en oeuvre d’un tel accompagnement à l’école est IMPOSSIBLE

5e motif de désaccord avec cette circulaire : Risque de mise en danger d’autrui

  • La relation d’aide et d’écoute, à laquelle sont formés les psychologues, crée une relation d’attachement émotionnel entre le patient et le professionnel.
  • Le suivi dans la relation est un élément important du processus d’aide et d’écoute, le changement d’interlocuteur (récurrent par le changement de classe et de cycle d’enseignement) est perturbant.
  • Une “gestion mal maîtrisée” de l’attachement peut avoir des conséquences graves sur la stabilité mentale de l’élève et du professeur.
  • Les psychologues disposent d’espaces d’expression et de décharge émotionnelle avec leurs pairs pour pallier ces risques qui font partie de leur métier. Ce n’est évidemment pas le cas des professeurs à l’École ! Ce n’est pas leur métier.

6e motif de désaccord avec cette circulaire : Rupture du contrat social entre l’École et les parents

  • Les enseignants n’ont pas à se substituer à l’autorité parentale, sauf en cas de danger imminent et avéré pour l’enfant.
  • Le processus d’écoute qui doit nécessairement s’installer entre l’enfant qui se questionne et sa famille relève de la sphère privée, l’école n’y a pas sa place.
  • Il appartient à la famille d’éduquer ses enfants et de répondre à leurs questions au sujet de leur identité sexuelle.

7e motif de désaccord avec cette circulaire : L’école doit protéger nos enfants des influences des lobbys

  • L’école n’est pas une association LGBTQ+ : elle n’a pas à diffuser des informations de sensibilisation et de militantisme auprès des enfants en vue de les rallier à une cause particulière.
  • Institutionnaliser dans l’école un traitement particulier aux élèves s’autodéclarant “transgenre” et délivrer à tous les élèves des programmes d’enseignement sur la “transidentité”, alors que les professionnels de santé, eux-mêmes, reconnaissent manquer de données probantes, est scandaleux.

Selon vous, le ministre doit-il retirer sa circulaire sur l’accompagnement individualisé des élèves transgenres dans les écoles ?

Qu’en pensez-vous ? Votre avis est très important !

Si certains arguments avancés par SOS Éducation ne vous semblent pas pertinents, dites-le nous.

Et si vous identifiez d’autres arguments, nous vous serions reconnaissants de nous en faire part.

Un grand merci pour votre participation.

Priorité à l’éducation !

signature sophie auduge

Sophie Audugé,
Déléguée Générale de SOS Éducation

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