Pétition

à l’attention du ministre de l’Éducation nationale
et de la jeunesse, M. Jean-Michel Blanquer

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse,

L’enjeu éducatif a trop longtemps été éclipsé par les problématiques sanitaires, économiques et politiques.

Pourtant l’école est le socle de notre culture commune !

Une école libre, gratuite et obligatoire pour tous jusqu’à 16 ans !

Il y a désormais urgence à réhabiliter l’enjeu éducatif !

Si rien n’est fait maintenant, alors les inégalités scolaires vont être telles que le problème sera insoluble.

L’École de la République doit assurer pleinement sa mission.
Il faut immédiatement mettre en place un plan d’urgence éducative.

Monsieur le Ministre, nous vous demandons solennellement, de tout mettre en œuvre pour :

1) Rescolariser les élèves décrocheurs

Les élèves décrocheurs doivent être pris en charge pour suivre les enseignements, à distance ou en présentiel. L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans ! Les enseignants connaissent la situation de chacun de leurs élèves. Ils savent parfaitement ceux pour lesquels l’enseignement à distance n’est pas adapté. Certaines écoles primaires ont déjà mis en place la scolarisation prioritaire des élèves décrocheurs sur la base des listes fournies par les enseignants. Il faut généraliser cette approche. La possibilité de poursuivre l’enseignement à distance devrait faire l’objet d’un avis de l’équipe enseignante et le cas échéant être conditionnée à l’engagement d’un suivi régulier par la famille. 

2) Garantir l’enseignement en présentiel ou à distance !

La continuité des enseignements, en présentiel ou à distance est un engagement de l’État. Le protocole sanitaire impose de dédoubler toutes les classes. De plus, les familles peuvent choisir l’enseignement à distance, quand celui-ci est adapté pour leur enfant. Cette double contrainte conduit à des besoins plus importants en salles de classe et en enseignants. Des enseignants et des assistants d’éducation volontaires, en disponibilité ou à la retraite, pourraient assurer certains cours à distance ou en présentiel. De plus, iI doit être possible de réquisitionner les salles vides d’autres établissements.

3) Évaluer les connaissances acquises

Pendant le confinement certaines connaissances ont été acquises et d’autres restent à acquérir. La décision de ne pas prendre en compte les notes a induit une confusion sur l’importance de l’évaluation des apprentissages. Le conseil de classe du 3e trimestre doit se tenir sur des bases concrètes. Il est donc indispensable que des évaluations formelles soient déployées sur chaque niveau de classe. Ainsi élèves et parents seront parfaitement informés du niveau réel des acquis. De même, l’établissement doit communiquer aux parents les pans du programme qui n’ont pu être traités, avec les répercussions sur l’année à venir. Le bulletin est le document officiel du niveau de l’élève. Il est demandé lors d’un changement d’établissement, et dans les dossiers d’orientation des lycéens !

4) Remettre à niveau les élèves, avant la rentrée prochaine !

Pour les élèves dont la rupture scolaire due au confinement peut mettre en péril leur prochaine rentrée scolaire, la mise en place par l’établissement (pendant les vacances d’été) d’un programme de rattrapage et de remise à niveau est indispensable. Ce programme, établi par les enseignants sur la base du conseil de classe, définira les chapitres qui sont à travailler dans chaque matière, selon les besoins spécifiques de l’élève.
Ces sessions de rattrapage doivent également concerner des classes entières dès lors qu’un pan du programme essentiel pour l’année suivante, n’a pu être traité en raison de la pandémie COVID-19. 

Nous vous prions de croire, Monsieur le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, en l’assurance de notre considération la plus distinguée.

2421 signataires

Laurence G.Il y a 1 mois
Laurence H.Il y a 1 mois
Nelly .Il y a 14 jours
Virginie D.Il y a 1 mois
Anne H.Il y a 9 jours

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