Niveau scolaire : jusqu’où tomberons-nous ?

Niveau scolaire : jusqu’où tomberons-nous ?

Baromètre IFOP / SOS Éducation

Baromètre IFOP – SOS Éducation | focus #2
[pour voir le focus #1, cliquez ici]
 
Le niveau scolaire est en chute libre !
 
Que vous soyez professeur, parent ou grand-parent, professionnel du secteur éducatif… vous avez sûrement fait ce triste constat.
 
Et les résultats de notre baromètre “Les parents d’élèves notent l’École”, réalisé avec l’IFOP fin août confirment que cette impression est largement partagée.
 
Les parents d’élèves, premiers concernés par l’éducation de leurs enfants, sont 63% (presque 2 sur 3) à penser que le niveau des élèves en France s’est détérioré depuis une dizaine d’années.
 

QUESTION : Et diriez-vous que, d’une manière générale, depuis une dizaine d’années, le niveau des élèves en France s’est … ?

Baromètre IFOP / SOS Éducation - Niveau des élèves
Sur une question similaire posée dans un sondage SOFRES en juillet 2005, 57% des personnes interrogées avaient estimé que le niveau baissait. La situation empire.
Baromètre IFOP / SOS Éducation - Rappel SOFRES

Aujourd’hui 27% des personnes interrogées pensent que le niveau s’est “beaucoup dégradé”, un chiffre en hausse de 10 points en 14 ans.

Alors… au delà de nos impressions, quels sont les faits ?

L’étude de référence PISA (Program for International Student Assessment), menée en toute indépendance par l’OCDE tous les 3 ans, évalue les systèmes éducatifs des pays développés. Par rapport aux performances de ses élèves en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques, la France s’est enfoncée dans le classement au fil des années.

Résultat : une chute de la 15ème place en 2003… à la 26ème place en 2015 !

Que faire pour enrayer la chute ?

Parmi une liste de mesures proposées pour réformer l’école, nous avons interrogé les parents d’élèves sur l’épineuse question du niveau nécessaire pour passer dans la classe supérieure…

Rappelons que le décret publié par la précédente ministre Najat Vallaud-Belkacem en novembre 2014 interdit le redoublement sauf cas exceptionnels [1]. Le passage automatique des élèves a des conséquences catastrophiques : les classes sont pleines d’élèves qui décrochent complètement.

Dur à vivre pour ces élèves. Casse-tête pour les enseignants : ils s’arrachent les cheveux à repêcher ceux qui sont à la dérive tout en essayant de boucler le programme avec tous les autres élèves.

L’adhésion des parents d’élèves est, là encore, sans appel.

90% d’entre eux sont pour “rétablir le droit pour l’équipe pédagogique de procéder au redoublement d’un élève n’ayant pas le niveau pour passer dans la classe supérieure”.

Baromètre IFOP / SOS Éducation - Redoublement

À noter : ceux qui sont enseignants parmi les parents d’élèves approuvent également ces mesures !

Il ne s’agit pas de faire redoubler un élève et puis c’est tout. Le redoublement n’a de sens que s’il s’inscrit dans un projet pédagogique compris et accepté par l’élève, ainsi que ses parents en association avec l’institution scolaire. Ce sont les conditions à réunir pour un redoublement efficace.

Mais laisser passer un élève qui n’a vraiment pas le niveau en le poussant année après année dans la classe supérieure… ce n’est pas lui rendre service. Ni à ses camarades de classe qu’il va ralentir ou distraire. Ni à ses professeurs qui vivent un calvaire face à des classes de niveau complètement hétérogène.

Actuellement, 20% des élèves qui arrivent en 6ème ont de sérieuses difficultés en lecture et compréhension de l’écrit [2]. Souvent, la situation s’aggrave et débouche sur le décrochage puis l’échec scolaire.

Ne peut-on pas régler le problème avant ?

Instaurer un examen en fin de CM2… ne serait-ce pas justifié afin de lutter suffisamment tôt contre ce fléau ? Pour enrayer la baisse du niveau scolaire ? C’est la priorité absolue pour un système éducatif qui fonctionne bien et qui se veut égalitaire.

Que nous apprend le baromètre IFOP – SOS Éducation à ce sujet ?

83% des parents d’élèves sont pour “l’instauration d’un examen en fin de CM2 afin d’orienter les élèves ne maîtrisant pas les savoirs fondamentaux vers un cursus adapté à leur niveau ou à leurs difficultés avant leur entrée au collège”.

Baromètre IFOP / SOS Éducation - Examen en fin de CM2

Plus de 4 sur 5 : une écrasante majorité.

Il faut absolument rendre publics ces chiffres, et vous pouvez nous y aider.

Peu de médias ont joué le jeu pour sensibiliser l’ensemble de la population. Pourtant la demande d’une amélioration du niveau scolaire est de plus en plus forte.

L’objectif est clair : que le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse entende les parents d’élèves (dont certains sont aussi enseignants), et qu’il agisse au plus vite !

Je vous invite donc à diffuser massivement ce message autour de vous, par partage en 1 clic sur Facebook ou sur les autres réseaux sociaux(cliquez sur les images situées ci-dessous).

Il est temps de faire entendre notre voix auprès du ministre… Il en va de l’avenir de nos enfants et de notre société.

Priorité à l’éducation !


 

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