Formation des professeurs : quels changements avec la nouvelle Loi ?

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Formation des professeurs : quels changements avec la nouvelle Loi ?

Chère amie, Cher ami,

Merci à tous ceux qui ont commenté les deux premières analyses du projet de loi « Pour une école de la confiance » la semaine dernière.

Aujourd’hui, je vous propose d’examiner ce qui est annoncé pour la formation des professeurs avec le titre III, puis de conclure sur ce projet de loi.

 

Titre III – Améliorer la gestion des ressources humaines

Le ministre veut améliorer la formation des enseignants. Les anciennes Espé (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation) étaient de qualité très inégales.

Avec leur remplacement par les Inspé (Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation), les directeurs seront désormais nommés par le gouvernement et non plus élus comme actuellement. Cela traduit une volonté politique forte du ministre de l’Éducation nationale de reprendre la main sur la formation des enseignants et des CPE et permet d’uniformiser les formations qui étaient jusqu’alors disparates. La lettre importante dans Inspé est le « n » de « national ».

Le changement de nom était-il vraiment nécessaire ?
C’est sans doute symbolique, pour marquer la rupture. Selon Le réseau national des Espé, le changement de signalétique coûterait entre 650 000 et 1 million d’euros.
C’est bien sûr considérable dans l’absolu. Mais si on l’avait réparti sur l’ensemble des professeurs, ils auraient chacun reçu… à peine un euro.

Mais là n’est pas la question. La réalité est qu’effectivement la formation de nos enseignants est inégale, trop d’enseignants ne sont pas, peu ou mal formés.

Quid des contractuels qu’on jette à l’eau sans savoir nager ? (… et s’il vous plaît dans les établissements les plus difficiles ?)

Voici l’un des plus grands défis qu’aura à surmonter le ministre : former les professeurs pour qu’ils arrivent à gérer des classes de plus en plus difficiles, et parviennent à transmettre à leurs élèves un enseignement de qualité.

SOS Éducation veillera au grain. Il faut que l’enseignement redevienne un métier d’expert, de passion, un métier d’engagement et d’exigence.

Que le ce métier d’enseignant redevienne réellement le « plus beau métier du monde » : un professeur doit pouvoir transmettre des savoirs à ses élèves, les voir grandir, se révéler, tomber pour mieux se relever, s’épanouir…

Pour cela, les conditions de recrutement, de formation initiale et de formation tout au long de la carrière de nos enseignants seront déterminantes.

Conclusion

Ce projet de loi pose des jalons. Des amendements seront sans doute apportés au Sénat.
Beaucoup de choses se préciseront par décrets et au travers de décisions locales. SOS Éducation restera vigilante. Nous vous informerons et nous ferons entendre votre voix pour porter auprès du ministre ce qui dans ce projet de loi va dans le bon sens et ce qui doit être revu.

En revanche, je vois beaucoup d’agitation autour de faux débats, qui éloignent les équipes pédagogiques des vrais sujets que sont :

  • la maîtrise des savoirs fondamentaux ;
  • la restauration de l’autorité, de la discipline ;
  • un programme efficace de lutte contre la violence à l’école ;
  • la revalorisation du métier d’enseignant, avec une formation de haute qualité et une revalorisation des salaires ;
  • une meilleure mise en œuvre de l’école inclusive…

Je me demande vraiment… Cette agitation sur les mauvais sujets ne serait-elle pas une basse manœuvre des syndicats pour exister aux yeux des professeurs ?

Qu’en pensez-vous ?

Ce projet de loi « pour une école de la confiance » couvre-t-il les bons sujets ? Pensez-vous qu’il va permettre d’améliorer l’École ?

Vous pouvez nous faire part de votre avis en laissant un commentaire ci-dessous.

À vous lire,

Claire Polin

 

 

Claire Polin
Présidente de SOS Éducation

 

P.S. : vous pouvez aussi retrouver les détails des Titres I et II du projet de loi via les liens suivants :
TITRE I : Garantir les savoirs fondamentaux pour tous
TITRE II : Innover pour s’adapter aux besoins des territoires

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Stéphanie
Invité
Stéphanie

Pour avoir été professeur de lycée pendant 39 ans et pour avoir eu des professeurs stagiaires qui ont évolué au fil du temps, je peux vous dire qu’il est fondamental qu’un professeur soit d’abord EXCELLENT dans la matière qu’il enseigne et qu’il ait ensuite un désir intrinsèque de transmettre son savoir, en considérant ses élèves comme des partenaires dans la lutte contre l’ignorance. C’est, à mon humble avis, dans ce sens que doit aller la formation des professeurs du second degré. Mais pour qu’un tel projet soit réalisable, il faut aussi qu’en amont, le ministère de l’Education Nationale ait restauré… Lire la suite »

Monique JULLIEN
Invité

Je suis absolument d’accord avec Stéphanie. Nous avons placé un immense espoir en M. Blanquer, après l catastrophique Nadja Vallaud Belkasem et puis il nous a semblé avoir été phagocyté par les lobbies de l’éducation dite nationale. or, il me semble qu’il redresse la tête et soit animé de meilleures intentions. Il faut
qu’il tienne bon.

Gallart
Invité
Gallart

Bonjour. Enseignant depuis 1976, j’ai eu tout loisir d’apprécier une certaine veulerie de nos syndicats, en particulier du SNES et de unsa . Mais les autres suivent, à l’exception du snalc (auquel je n’appartiens pas, je le précise). Le problème central qui conditionne tout le reste est celui du salaire des enseignants ( cf le papier de Natacha POLONY dans Marianne de cette semaine) qui n’est pas seulement la rétribution d’un travail, mais aussi celui de le reconnaissance relative d’un employeur et d’une, société par rapport à un emploi. Quelle société privée verserait-elle un salaire égal ou supérieur à des… Lire la suite »

Pierre Barthe
Invité
Pierre Barthe

On comprend l’idée d’une harmonisation de la formation des enseignants, si celle-ci sort des recommandations théoriques coupées des réalités de la salle de classe. Toutefois, une décentralisation des établissements scolaires devrait permettre à chaque équipe d’enseignants dans un établissement donné, d’abord d’adapter concrètement les objectifs du programme et des modalités pédagogiques au profil des élèves et ensuite de permettre à chaque enseignant d’aborder sa propre approche pédagogique, son propre style, ses propres méthodes qu’il aura testées comme étant plus efficaces que d’autres, en fonction de sa propre personnalité et du rapport qu’il aura su établir avec sa classe. A un… Lire la suite »

Denis
Invité
Denis

« La confiance n’exclut pas le contrôle ». Je trouve dommage de se référer à cette citation de Lénine, mais devant le désastre auquel nous assistons concernant l’apprentissage des fondamentaux pour nos plus jeunes élèves, c’est une façon presque désespérée d’atteindre certains esprits. Il est urgent, même très urgent de réagir. L’idée de réinstaurer un examen d’entrée en 6ème national permettrait de remettre tout le monde d’accord. J’y vois un double avantage : tester le niveau d’acquisition des élèves d’une part, et ensuite, par voie de conséquence, estimer la valeur du travail fourni par l’enseignant, compte tenu des résultats obtenus auprès de… Lire la suite »

HUMBERT Bernard
Invité

J’ai été enseignant de physique en CPR, puis prépa INA2 Nancy, puis coopérant au Maroc dans deux lycées marocains (avec des élèves excellents je le précise, des fois que …) Puis à l’IUT de Grenoble et d’Annecy. Depuis ma retraite je continue à me former comme depuis les années 70 dans les nouvelles technologies. J’ai donc monté une structure de formations dans tous ces domaines, appelée Bachal CLUB et FORMATIONS dans la région d’Annecy. Un esprit CLUB, mais une exigence d’Excellence dans l’apprentissage. Plus on est rigoureux, plus on apprécie le travail en profondeur, et plus on a de plaisir… Lire la suite »

Mouloud david
Invité
Mouloud david

Changer le nom des enseignants est illusoire mais habituel. En revanche les faire nommer par les élus est une arnaque… habituelle elle aussi. Déjà 80% des enseignants sont plutôt socialo, alors que la moyenne française est plutôt 50/50. Donc les enseignants devraient « compléter » l’éducation des parents et non la contrer. De plus nommés par l’Etat ils en seront dépendants ! Regardez la presse « accréditée » par l’Etat : ses subventions sont dépendantes de son obéissance ! Je crois au corporatisme: les enseignants expérimentés – et non politiquement engagés – sont les seuls garants de leurs successeurs ! C’est pour tant simple…bien… Lire la suite »

Soib
Invité
Soib

« Ecole inclusive ». Beurk, c’est quoi ce mot. Méfiez vous, petit à petit vous allez finir par devenir adeptes de l’écriture inclusive. Vous veillez sur le grain dites-vous. Ah oui, vraiment? A Gallard. J’ai adhéré et pris des responsabilités au sein du SNALC. J’ai vu de l’intérieur ce qu’il en était: chacun cherche a tirer la couverture à son avantage, et est prêt à tout faire pour ne pas retourner devant les élèves. Il y a 20 ans cela a pu être différent, et en particulier le bureau national a toujours, à cette époque, lutté contre les taupes franc-maçonnes. Aujourd’hui son… Lire la suite »

GUINARD
Invité
GUINARD

Je ne suis pas enseignant mais je me suis toujours intéressé à l’enseignement ayant été « pion » d’internat au début de ma vie d’adulte. Le niveau de salaire des professeurs me paraît être l’indicateur le plus évident de l’importance de leur rôle dans la société et dans le pays. Ce rôle important ne peut être acquis que par une formation de haut niveau et des perspectives de carrière attrayantes. C’est à l’Etat de mettre en oeuvre les structures de formation adéquates. Il va de soi que l’accent doit porter sur l’excellence dans la matière enseignée, mais aussi sur l’exercice de l’autorité… Lire la suite »

de Brosses
Invité
de Brosses

Pour la sécurité, il faudrait que dans le primaire les professeurs surveillent les élèves lors des récréations au lieu d’aller boire un café et se promener en fumant et en bavardant entre eux comme cela se passe près de chez moi sans s’occuper des élèves. Quand mes enfants étaient en classe les professeurs surveillaient la récréation.

Jacquet Claude
Invité
Jacquet Claude

J’ai été particulièrement impressionné par l’essai effectué en maternelle à Gennevilliers par Céline Alvarez. En mettant les enfants de 3 à 5 ans en émulation, au-lieu de les inciter à la compétition elle avait obtenu des résultats exceptionnels. Non seulement tous les enfants de 5 ans savaient lire écrire et compter mais ils avaient développer une empathie naturelle.
La compétition est mortelle, pour un gagnant elle génère X perdants. L’entraide favoriserait une fraternité que notre société basée sur l’avoir semble avoir oublié.

BALSAMO
Invité
BALSAMO

J’ai enseigné durant trente-cinq ans au lycée. J’ai connu très peu d’enseignants maîtrisant la matière qu’ils enseignaient. Les proviseurs n’avaient qu’un souci: pas de vagues et la réussite de tous, donc le gonflement des notes.
Je suis d’avis qu’il faut écarter les parents des conseils de classes et que le minimum requis pour enseigner au primaire comme au secondaire soit un master. Vu la valeur actuelle des diplômes c’est vraiment une nécessité.
Mais je reste particulièrement pessimiste.

DUNOUAU
Invité
DUNOUAU

Bonjour. J’ai lu avec attention vos trois lettres sur le projet de loi Blanquer. Je crains que vous ne soyez trop optimiste. Nous sommes tous d’accord sur le constat, il est même fait par nos ennemis idéologues ; mais nous sommes diamétralement opposés sur les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à de meilleurs résultats. Cette réforme est le loup dans la bergerie : elle se déguise en fausse bonne solution pour mieux imposer à tout le troupeau les inepties pédagogistes qui sont aussi voulues par M. Blanquer. Rétablir l’autorité de l’enseignant ? Pourquoi alors supprimer l’enseignement de la… Lire la suite »

Christian
Invité
Christian

Un socle commun de formation initiale me paraît indispensable, l’enseignant ayant ensuite toujours la possibilité d’adapter son enseignement aux circonstances locales. Un enseignant doit archi-dominer son sujet afin d’être crédible auprès des élèves et de susciter ainsi le respect. Je ne peux donc qu’être favorable à une formation « nationale » garante d’un minimum de cohérence.
Enseignant du primaire à la retraite, je suis tout à fait en phase avec le principe de limiter l’enseignement aux matières fondamentales, afin d’éviter la dispersion que l’on a laissé s’installer et qui amène aux résultats que l’on connaît.

Jaillet
Invité
Jaillet

J’ai lu avec attention les réponses des 2enseignants. J’ai des enseignants dans ma famille. J’ai été fonctionnaire et j’ai travaillé dans le privé. Quand on parle de rémunération, il ne faut pas oublier des points très importants. D’abord, un fonctionnaire ne se pose jamais la question le matin en se levant si son emploi est menacé…. quand on le vit, la différence est énorme…par ailleurs, dans l’entreprise, son travail est contrôlé, jugé, évalué en permanence. Rien n’est jamais acquit et ça !!!! Pour celles et ceux qui le vivent au quotidien peuvent en parler, ils aimeraient connaître la sécurité de… Lire la suite »

Thierry Gaudin
Invité

Il me semble qu’avant de parler de la formation des enseignants, il faudrait clarifier la redéfinition des contenus. Nous sommes au 21ème siècle et les contenus sont encore ceux du 20ème. Les 2 mutations de civilisation que sont le numérique et l’écologie planétaire devraient entraîner une refonte complète des « programmes » et des contenus, ainsi que des méthodes. Je ne sache pas que ces questions aient fait l’objet d’une prospective sérieuse et d’une évaluation de la nécessaire mutation des contenus.

LEMESLE
Invité
LEMESLE

Ca ne pourra être que mieux…. si les syndicats soixanthuitards sont hors-circuit !!.

Simon-Duneau
Invité
Simon-Duneau

Merci, encore merci pour votre action constante, argumentée, et pas trop polémique ce qui discréditerait le fond. Notre combat à travers vous est absolument vital après tant d’années de démission face à des doctrinaires qui profitaient de leur position stratégique pour faire de la politique plutôt que de remplir honnêtement leur mission.
Bien à vous,

durand
Invité
durand

Je pense que nous sommes encore une fois à côté de la plaque. De la poudre aux yeux; de la gesticulation. Rien sur les fondamentaux; rien sur l’evaluation pour entrer en 6ème; rien sur la revalorisation du bac; le contrôle continue est une fumisterie qui évite la culture, la connaissance, le savoir, l’instruction, la mémoire l’analyse et la sythèse un jour « J » à un instant « T ». Quant à la formation des profs c’est le serpent de mer….Nous ferions mieux de les former au karaté…..

curato
Invité
curato

J’ai fait une carrière dans le privé. Une fois en retraite on m’a proposé de faire de la formation professionnelle en tant que formateur national pour faire monter les entreprises en compétence sur la maîtrise des systèmes économisant l’énergie (solaires, thermodynamiques). Mon public était le plombier de base avec un CAP jusqu’aux responsables de PME du génie climatique. Une telle disparité dans le personnel stagiaires m’a beaucoup créé de problème en début de ce nouveau et magnifique métier qu’est la formation. Bien sûr, il y avait une certaine motivation dans ce public, tous étaient à la même enseigne, il leur… Lire la suite »

Jeanne Maliakas
Invité
Jeanne Maliakas

En ce qui concerne les professeurs des écoles, il y a urgence à mieux les former en mathématiques, étant donné que 80% d’entre eux ont obtenu des licences de lettres, langues, histoire ou sciences de l’éducation. L’arithmétique doit être abordée le plus concrètement possible. C’est ce qu’on lit dans la presse. Apparaît enfin l’idée que la formation des professeurs des écoles devrait être beaucoup plus pluridisciplinaire! Pourquoi pas une licence généraliste? Au lieu d’une licence de spécialité, qui convient àux professeurs du secondaire, mais est absurde pour enseigner plusieurs matières. Ancien professeur de lettres classiques, je fais travailler des enfants… Lire la suite »

Isabelle
Invité
Isabelle

Professeur des écoles, depuis 5 ans, je suis très sensible à la « formation ». Trop théorique, conceptuelle, elle ne nous permet pas d’arriver dans une classe de manière sereine, Trop peu de cours sur l’organisation concrète d’une journée de classe, du jargon oui plus qu’il n’en faut. Heureusement j’avais un bon niveau en maths, français, grammaire, histoire… , ce qui m’a beaucoup aidé. Le niveau des enseignants est primordial pour ensuite transmettre avec du bon sens, et un niveau élevé d’exigence. Je compare souvent avec mes études d’infirmière puéricultrice: ses années de formations contiennent des connaissances théoriques d’un côté, mais aussi… Lire la suite »

Houziaux
Invité

Chère Madame, Je lis toujours avec intérêt vos commentaires et les positions que vous prenez sur les textes des lois et règlements ( les seuls d’ailleurs qui comptent vraiment). Je ne suis ni français, ni enseignant, ni intéressé par les salaires dans la fonction publique en France. Je pense que tout vos malheurs proviennent d’une très ancienne loi, celle qui a rendu l’école obligatoire. Car au départ, cette loi n’était pensée que dans une optique de l’enseignement primaire: lire, écrire correctement la langue française, compter, et calculer à l’aide des quatre opérations fondamentales de l’arithmétique, quelques notions d’histoire nationale et… Lire la suite »

Houziaux
Invité

Désolé. En me relisanr, je découvre trois ou quatre erreurs de frappe ou même d’aurtograffe.

Léa
Invité
Léa

Il y a un an, j’étais professeur des écoles stagiaire dans une école privée sous contrat et je n’ai pas poursuivi. Je ne peux pas comparer ma formation avec celle du public, mais de ce que j’ai entendu dire, il faudrait aussi une harmonisation des ISFEC (les centres de formation pour le privé). Dans celui où j’ai étudié, je n’ai eu que très peu de cours sur la lecture ! ni sur les mathématiques et trois fois rien sur toutes les autres matières qui sont aussi à enseigner. Je sais que dans d’autres ISFEC, cela ne se passe pas ainsi.… Lire la suite »

Dulas
Invité
Dulas

Enseignante en retraite après 44 ans de carrière en collège et lycée général puis technologique ainsi que formateur en IUFM et membre d’un jury de CAPES, j’ai pu constater la baisse catastrophique du niveau des élèves à l’entrée en 6ème puis chez les futurs bacheliers à qui l’on donne parfois le diplôme. Le baccalauréat n’a plus aucune valeur. Seuls s’en tirent les élèves motivés et travailleurs qui vont vers les grandes écoles… Arrêtons aussi de dévaloriser l’enseignement technique et l’apprentissage pratique en entreprise et valorisons le travail technique et manuel où j’ai vu beaucoup d’élèves s’épanouir. Tout pays a besoin… Lire la suite »

Abel Anjorand
Invité
Abel Anjorand

la première chose à faire est de rétablir la discipline dans l’école, rien ne se fera si cette condition n’est pas remplie, quand je dis l’école, c’est toute l’école l’école avec un grand E « École », c’est à dire à commencer par le « Mammouth » et tout ce qui en découle jusqu’à la salle de classe, la cour de l’école , l’éducation des parents dont l’école a besoin de leur concours, et en passant par toute la hiérarchie et particulièrement les enseignants « DISCIPLINE »- « DISCIPLINE » un grand coup de balai s’impose

Berni
Invité
Berni

Tant que l’éducation nationale sera gérée par les ayatollahs de gauche, nous n’arriverons à rien. Toutes les bonnes idées de gestion seront minées et sapées par les syndicats.

saron
Invité
saron

Bonjour, je suis une grand mère qui voit avec consternation le niveau des profs se dégrader, en particulier sur le français et les langues étrangères. Que dire aussi des maths avec des explications hors- sol qui pénalisent les élèves en les éloignant de la logique. Nombreuses fautes dans les corrigés des profs, commentaires sur le carnet de liaison et textes recopiés par les élèves selon ce qui est écrit au tableau. J’ai récemment eu à intervenir lors d’une visite accompagnée dans une médiathèque pour donner une explication à une gamine incrédule qui ne comprenait pas le sens du mot « lapider ».… Lire la suite »

Pelan
Invité
Pelan

Ce ministre est aussi décevant que ses prédécesseurs . Finissons-en avec le collège unique qui n’a en rien comblé les inégalités depuis 4 décennies, bien au contraire et rétablissons l’autorité des enseignants afin qu’ils puissent dispenser un enseignement digne de ce nom sans consacrer un quart d’heure par cours à faire de la discipline . J’ai terminé le trimestre en déposant une main courante à l’encontre d’une mère d’élève qui me menace parce que j’ai sanctionné son fils qui passe son temps à perturber le cours. Bien sûr, silence assourdissant de l’administration et de l’institution! Quant à notre ministre, je… Lire la suite »

isa
Invité
isa

Bonjour, Les derniers résultats en calcul à l’école primaire sont en baisse comme tout le reste. Problème principal : la formation des professeurs des écoles. Tous mes cours ont fini à la poubelle, car inintéressants. Ce n’est pas la peine de nous demander un master, il faut maîtriser les matières que l’on enseigne. Une remise à niveau dans toutes les matières est-elle prévue ? On se spécialise mais nos connaissances doivent être générales. Et pour le salaire, il reste toujours en deçà de ce qui avait été promis. Et le recrutement ? Comment expliquer qu’une de mes stagiaires ait réussi… Lire la suite »