Ce qu'il faut faire en 2020 pour sauver l'École

Programme d'actions 2020
Ce qu'il faut faire en 2020 pour sauver l'École

Ce qu’il faut faire en 2020 pour sauver l’École

Chère amie, Cher ami,

Le temps presse.

Un mal silencieux ronge notre École, de l’intérieur. Pourtant… pas un mot, pas une image dans les grands médias.

Les journaux préfèrent les faits divers simples à comprendre qui choquent l’opinion publique, car ça fait vendre.

Certes, il n’est pas facile d’expliquer les causes profondes du mal-être qui mine notre École. De comprendre cette violence invisible qui conduit à des actes dramatiques.

Le 21 septembre Christine Renon, une directrice d’école épuisée, se donne la mort sur son lieu de travail après avoir écrit une lettre accusatrice sur les incohérences de l’institution.

Immédiatement, 200 directeurs d’école primaire affichent leur solidarité suite à cet acte désespéré. Ils signent une lettre destinée au ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, pour témoigner de leur souffrance et alerter sur l’urgence d’agir.

Un professeur de lycée professionnel s’est lui aussi donné la mort, à la rentrée scolaire. Lessivé par des conditions de travail devenues ingérables. C’est son fils qui a lancé l’alerte. Qui l’aurait su, sinon ? Il s’est tué chez lui, seul.

Combien faudra-t-il de sacrifices pour que les consciences s’éveillent ? Pour que l’institution écoute et lutte enfin contre toutes les formes de violences ?

Selon un sondage réalisé par le ministère auprès de 30 000 élèves du secondaire 0,8 % déclarent avoir été blessés par arme en 2018.

Ce petit pourcentage ramené au nombre total d’élèves du secondaire aboutit à une estimation de 12 972 jeunes touchés. C’est énorme, pourtant peu de personnes connaissent ces chiffres !

Nous nous sommes élevés contre cette situation inacceptable en début d’année en demandant transparence et mesures concrètes.

Notre mobilisation contre les violences scolaires a d’ailleurs porté ses fruits. Le ministre a adopté 7 mesures parmi les 10 que nous proposions, dans son plan violence annoncé cet automne (vous pouvez en retrouver le détail en page 7 de notre Rapport d’Activité 2019).

À ces violences visibles s’ajoute un mal plus sournois qui a des impacts massifs sur l’ensemble de notre système éducatif.

Une forme de violence psychologique fait souffrir en silence élèves et professeurs. Au quotidien.

C’est elle qui ronge l’École et contre laquelle il faut agir.

Les plus nombreux à souffrir ? Les 12,4 millions d’élèves :

  • Si vous êtes un élève ayant un handicap physique ou un trouble d’apprentissage, la loi oblige l’École à vous accueillir… mais sans se donner les moyens de vous faire réussir. À votre handicap s’ajoute alors la manifestation douloureuse que vous n’êtes pas le bienvenu.
  • Si vous êtes un élève calme, attentif et volontaire… vous contraindre à étudier dans des classes bruyantes et indisciplinées est nerveusement épuisant. Si en plus vous subissez moqueries et insultes voire coups et blessures à cause de votre application au travail, l’école est pour vous un lieu de torture quotidienne. D’autant plus injuste que c’est vous qui avez la bonne attitude !
  • Si un professeur vous laisse croire que la rigueur, l’exigence, la persévérance, le respect, la politesse, le goût du travail bien fait et l’entraide sont d’un autre âge… c’est irresponsable ! Car ces principes sont nécessaires pour s’épanouir et s’insérer dans la société. D’ailleurs quand la famille ne les inculque pas dès le plus jeune âge, l’École est contrainte de s’en charger.

De l’autre côté du miroir, chez les 870 904 enseignants, c’est tout aussi problématique :

  • Votre diplôme en poche, l’institution vous parachute dans les établissements les plus difficiles, où la violence et l’incivilité font rage.
  • Vous refaites vos cours pendant les vacances, car le ministère remanie les programmes scolaires tous les quatre matins, et vous devez enseigner des matières que vous connaissez à peine (nouvelles spécialités du Bac).
  • Certains inspecteurs d’académie poussent des méthodes dont vous savez par expérience qu’elles ne fonctionnent pas… vous devez donc utiliser en cachette vos méthodes éprouvées.
  • Et quand un élève vous insulte en plein cours, au lieu de vous soutenir,il n’est pas rare que le chef d’établissement vous culpabilise et vous mette en cause en demandant à l’élève fautif : « Qu’a fait le professeur pour que tu l’insultes ? »

Nous recevons chaque semaine des appels de détresse provenant de professeurs au bout du rouleau. Ils témoignent via l’Observatoire de la souffrance des professeurs de SOS Éducation (à retrouver en page 8 du Rapport d’Activité 2019).

Et je ne parle même pas des parents et grands-parents qui :

  • constatent la baisse généralisée du niveau scolaire ;
  • craignent pour la sécurité physique de leurs enfants 
  • s’inquiètent de l’avenir des jeunes qui finissent sans qualification ou dans des filières poubelles…

Les parents, même ceux qui ont peu de moyens, fuient en masse vers le privé… Malgré les complications administratives, de plus en plus d’écoles hors contrat ouvrent leurs portes… Les candidats au Capes pour enseigner dans le public sont de moins en moins nombreux… Les démissions pour reconversion s’enchaînent…

Ce sont les symptômes d’un mal profond.

Sombre tableau. Faut-il pour autant désespérer ? Non, car nos actions permettent de faire bouger les lignes. Et récemment nous avons obtenu de belles avancées.

Dans le Rapport d’Activité 2019 (pages 10 à 13), je vous ai invité à découvrir les résultats passionnants de notre baromètre exclusif sur l’opinion des parents d’élèves réalisé avec l’Ifop.

Les parents d’élèves demandent des comptes à l’institution.

Bonne nouvelle : ils soutiennent très largement les mesures portées par les membres de SOS Éducation.

D’ailleurs en 2019, nous avons accueilli 25 223 nouveaux membres autour de nos idées. Un nombre très supérieur aux années précédentes. Parmi eux, 9 564 ont soutenu nos actions par un premier don.

C’est un signe fort, une promesse pour l’avenir. De quoi augmenter considérablement la pression sur les décideurs afin de les pousser à agir, pour améliorer notre École.

Il faut donc profiter de cette situation historique :

  • la bonne dynamique de redéploiement de l’association,
  • l’adhésion de plus en plus large de l’opinion publique à nos propositions,
  • les convictions du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer.

Après une succession de ministres qui ont saccagé l’École, nous avons enfin un Ministre conscient des enjeux de l’Éducation pour notre avenir commun.

Imaginez notre satisfaction si dans 10 ans, grâce aux actions menées ensemble, notre École est sauvée…

Dans le regard de chaque citoyen se lira la fierté de voir la France remonter à chaque nouvelle édition du classement international Pisa.

Vous voulez concrétiser cet espoir ? Alors donnez à SOS Éducation la légitimité et les moyens pour porter les réformes nécessaires au nom des parents et des professeurs.

Merci de donner votre avis sur le Programme d’Actions 2020, que nous avons préparé. Il suffit de cocher le niveau de priorité pour chaque mesure proposée.

Cette démarche est essentielle pour nous permettre de porter votre voix. Répondre à ces questions, c’est un acte militant, et cela ne vous prendra que quelques minutes et il suffit d’un stylo, car l’enveloppe-réponse est déjà timbrée.

Tous vos retours vont orienter le travail de SOS Éducation dès le début d’année, alors merci de répondre au plus vite. Si possible aujourd’hui, pour ne pas oublier !

L’union fait la force.

C’est l’engagement massif des membres de SOS Éducation qui garantit la légitimité et l’indépendance de l’Association.

Notre liberté de parole et d’action implique une totale indépendance financière. Aucune subvention. Seul le soutien de dizaines de milliers de donateurs fidèles permet de faire vivre l’Association.

Le problème c’est que depuis plusieurs années, de moins en moins de personnes donnent aux associations et aux fondations. Les récentes modifications des règles fiscales (cf. ISF et IFI, prélèvement à la source, augmentation de la CSG…) ont considérablement réduit le nombre et le montant des dons collectés.

SOS Éducation est impactée comme toutes les structures à but non lucratif. L’équilibre financier est difficile à atteindre, ce qui oblige à des choix compliqués : certains projets doivent être repoussés ou même arrêtés, d’autres ne seront pas lancés car leur financement n’est pas assuré. C’est dommage !

J’ai bien conscience que tout le monde ne peut pas donner à chaque sollicitation. Ni faire des dons de plusieurs centaines d’euros.

Heureusement, l’ampleur de la mobilisation peut tout changer. Si des milliers de citoyens donateurs décident comme vous de donner 30, 50 ou même 100 euros aujourd’hui, nous parviendrons à mettre en œuvre l’ensemble de notre programme d’actions pour 2020.

Alors s’il vous plaît, remplissez votre questionnaire pour définir le Programme d’Actions 2020 et si vous le pouvez, faites un don en ligne pour appuyer nos actions. Je compte sur vous.

2020 est une année charnière pour sauver l’École.

En effet à partir de 2021 la campagne pour la présidentielle va s’engager et tout sera bloqué : c’est maintenant qu’il faut engager les vraies réformes. Il faut saisir cette chance.

Ensemble, nous pouvons relever ces défis.

Je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année.

Priorité à l’éducation !

Je remplis le questionnaire du
Programme d'Actions 2020

Signature Sylvain Marbach

Sylvain Marbach,
Président de SOS Éducation

 

P.S. : Oui, l’École est en danger. Pourtant la situation n’est PAS désespérée. Je suis certain qu’en agissant ensemble, nous pouvons sortir l’École du fossé.

Par où commencer ? Remplissez le questionnaire du Programme d’Actions 2020 au plus vite en cliquant ici. Et si possible, faites un don généreux afin de contribuer au financement de ces actions essentielles pour améliorer l’École.

Vous pouvez aussi relire le Rapport d’Activité 2019 : vous aurez la preuve que les dons collectés sont bien utilisés.

Merci pour votre fidèle soutien.

 

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