Pacte pour l'école

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Pacte pour l'école

Pacte pour l’école

Chère amie, cher ami,

Qu’avons-nous fait de notre école ?

Nous ne pouvons plus désormais nier le malaise installé en son sein depuis bien longtemps : violence, harcèlement, illettrisme, décrochage scolaire, déconsidération du métier d’enseignant… la liste est bien longue.

Les incidents liés à la minute de silence dans les établissements scolaires nous poussent à réfléchir et à nous questionner sur notre système éducatif. Ces évènements mettent en évidence le danger que représentent les notions mal assimilées résultant du manque de transmission du savoir. C’est la raison pour laquelle je vous invite à signer dès maintenant notre Pacte pour l’école, qui exige les réformes indispensables pour remettre debout notre système éducatif.

Depuis 40 ans, les réglementations scolaires ne cessent de déprécier les activités intellectuelles dans leur ensemble par principe d’égalité, en sous estimant totalement les capacités des élèves. Or, c’est bien grâce à cette transmission du savoir que nous pourrons former la jeunesse, apte à exercer son esprit critique avec discernement face aux sollicitations des doctrines politiques et religieuses, capable de séparer le vrai du faux. La négligence de cette fonction essentielle de l’éducation laisse le philistinisme se développer paisiblement, sous l’égide de ceux qui nous gouvernent, et des syndicats enseignants qui se cachent derrière des données statistiques et sociologiques pour refuser toute remise à plat.

L’éducation doit se fonder sur l’instruction qui construit, qui ouvre au monde, qui apprend à vivre en être social. Il est de notre devoir de préparer nos enfants à leur avenir de citoyen au moyen de la culture humaniste, indispensable à une juste appréciation des valeurs fondamentales et à la formation morale. Comment apprendre à vivre dans ce monde si on ne le connait pas ?

Les élèves manquent cruellement de cette transmission de notre patrimoine culturel et littéraire, seul système de références qui leur permet la communication avec les autres dans notre société. Cette culture, qui nous aide à aimer et à considérer nos racines communes ou à apprécier la diversité de nos héritages doit transmettre notre tradition humaniste, leur fait généralement défaut.

Mais comment transmettre notre culture, comment la faire aimer si on ne maîtrise pas même sa langue ?

La maîtrise de notre langue, de notre littérature, de notre culture, de notre histoire ne peut se faire que grâce à un enseignement public de qualité. Cet enseignement ne peut être un luxe exclusivement réservé à une certaine classe sociale. Comment expliquer qu’un élève d’aujourd’hui, en fin de collège, ait perdu 800 heures d’enseignement du français par rapport à un élève de la génération de ses parents ?

Or nous avons les moyens d’offrir à tous un enseignement public de qualité : en revalorisant les horaires de transmission des fondamentaux, en nous montrant plus exigeant dans la formation des enseignants, en les rémunérant davantage, en les accompagnant et en leur proposant des perspectives intéressantes pour la suite de leur carrière. Le métier d’enseignant doit retrouver toute sa noblesse grâce à une formation de qualité et continue, facilitant l’acquisition de nouvelles méthodes, ainsi que l’échange d’expériences et des pratiques qui ont fait leurs preuves. Nous devons soutenir la liberté pédagogique et encourager leurs initiatives dans l’optique de contribuer à la réussite de tous.

Les chefs d’établissements demandent depuis longtemps plus d’autonomie dans l’exercice de leurs fonctions. Ils doivent être autonomes dans leurs recrutements, afin de pouvoir former une équipe pédagogique cohérente avec une vision partagée de ce qu’ils veulent transmettre à leurs élèves. Et pour les professeurs, quelle formidable avancée que de se libérer du système kafkaïen des mutations informatiques par barèmes de points, qui les oblige souvent à rester des années loin de leur famille, sauf à se mettre sous la coupe des syndicats !

Ces mesures, et beaucoup d’autres de bon sens, sont énoncées dans notre Pacte pour l’école : il a déjà été signé par de nombreux élus, et par plus de 10 000 membres de la société civiles. Mais aujourd’hui, nous avons besoin de vous. Car nous savons que pour que notre voix soit entendue, il faut que notre Pacte pour l’école atteigne au moins 50 000 signatures, et soit partagé sur tus les réseaux sociaux.

C’est la raison pour laquelle je vous écris, et je me permets de vous poser cette simple question : pouvez-vous supporter que des petits enfants, en France, n’apprennent pas à lire et à écrire ? Ou bien voulez-vous, aujourd’hui, que l’école redevienne la fierté de notre pays ?

Signez et partagez ce lien vers le Pacte pour l’école avec tous vos amis, afin de mettre toute la pression sur nos élus :  !

Je compte sur vous.

En amitié,

Claire Polin

 

 

Claire Polin,
Présidente de SOS Éducation

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