L'agonie de l'école - Dernier rapport d'un inspecteur

Jean Roger
L'agonie de l'école

L’agonie de l’école – Dernier rapport d’un inspecteur

Révélations inédites d’un inspecteur

Pourquoi l’école de notre pays n’apprend-elle plus à lire à tant d’enfants ? Pourquoi la violence s’y développe-t- elle d’une manière alarmante, et de plus en plus précoce ? Pourquoi cet échec de la réforme des rythmes scolaires, malgré un consensus sur sa nécessité ? Comment les professeurs peuvent-ils aujourd’hui encore transmettre l’amour de notre pays ?

Inspecteur pendant 25 ans, Jean Roger a décidé de publier ce témoignage inédit aux éditions SOS Éducation pour révéler de l’intérieur le fonctionnement de l’Éducation nationale, cause de la dégradation continue de l’école.

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8 Réponses

  1. Bonjour Monsieur Roger,
    Facile de critiquer a posteriori l’Éducation Nationale quand on n’est plus aux gouvernes. Il fallait réagir du temps de votre fonction, Monsieur l’Inspecteur retraité.
    Le courage n’est pas après la bataille, mais pendant.
    Bien que ma sympathie pour vous en tant qu’individu soit réelle car vous êtes un homme cultivé, je dois tout de même vous rappeler que vous n’avez pris aucun risque durant votre activité, préférant vous effacer devant les ordres de la hiérarchie, avec une frilosité remarquable. Vous avez trop souvent fait passer votre tranquillité personnelle avant l’intérêt des enseignants et des élèves. Vous avez usé dans votre attitude du principe « pas de vague », partagé d’ailleurs par votre hiérarchie.
    Pour que le système éducatif s’améliore, il faut d’abord que ses techniciens (les enseignants) soient encouragés à évoluer, non à obéir. Les initiatives personnelles (et vous connaissez mon engagement et mes travaux sur ce point) sont soigneusement écartées par l’ensemble des inspecteurs, car nous sommes au pays de la mentalité étriquée, à l’ouverture d’esprit étroite, à la peur des conséquences pour sa carrière.
    Ce n’est pas l’école qu’il faut changer, mais la mentalité de ceux qui la gouvernent, de ceux qui sont investis du pouvoir d’inspection, de ceux qui saupoudrent de conseils prétentieux la profondeur tranquille de leur couardise lors de leurs visites dans les classes.
    Que l’inspecteur qui aura su faire passer sa carrière après l’intérêt des élèves me jette la première pierre !

    1. Jean Roger

      Merci, monsieur Muroni, pour votre avis. Celui-ci m’étonne cependant. Que pouvez-vous savoir des risques que j’aurais ou que je n’aurais pas pris? J’ai poussé très loin l’acceptation de la liberté pédagogique du maître, dans un contexte qui ne lui était pas favorable.
      En ce qui concerne des conflits que vous avez pu avoir avec des parents, des collègues ou des élus, il ne m’est pas possible de vous répondre publiquement, mais laissez-moi vous dire que chacun est en droit d’avoir un avis différent, d’autant plus en ce qui touche les relations humaines.

  2. merci Monsieur Roger
    je suis une orthophoniste qui se bat pour que l’école retrouve sa véritable vocation : apprendre aux enfants à lire, écrire , compter et réfléchir et à respecter les autres.
    on sent bien que les enfants perçoivent les inquiétudes de leurs parents et les incertitudes des enseignants et ils s’engouffrent dans toutes les faiblesse des adultes.
    je suis persuadée qu’un profond changement est nécessaire
    bravo pour vos idées et votre appui

  3. mangin

    Bonjour Monsieur Roger,
    je suis enseignante et ai pu avoir accès il y a quelques semaines à votre message envoyé sur la webmel professionnelle.
    Moi aussi je viens de sortir un livre, un roman pour être plus exacte, qui se déroule au 13ème siècle. Ce sont mes collègues qui m’ont poussée à écrire un message à toutes les écoles de mon département, ainsi qu’à tous les conseillers pédagogiques. Je souhaitais faire partager ce que j’avais appris, après plusieurs mois de recherches, sur la condition féminine, la médecine, etc…de manière pédagogique, puisque je m’adressais à tous ceux, qui, comme moi, sont passionnés par la vie au Moyen-âge.
    Mal m’en a pris, car à ma grande stupéfaction, je me suis fait vertement refoulée par l’IA qui m’a déclaré via webmel « que je devais cesser mes envois à caractère publicitaire ».
    J’en suis d’autant plus peinée que ma démarche était sincère: mon but étant de faire partager ce que j’avais appris.
    Qu’en pensez-vous? Dois-je insister? Et si oui, quelles démarches avez-vous faites pour pouvoir « passer entre les mailles »????
    En attendant, voici les vacances et je vais pouvoir me plonger dans votre ouvrage…
    J’attends votre réponse avec grande impatience…

  4. Jean Roger

    Madame,

    Il est tout à fait licite de faire parvenir, à condition que ce soit de façon non harcelante, des messages dans les boîtes aux lettres professionnelles des enseignants. Mon IA m’a écrit pour faire pression. J’ai répondu à son courrier sur un ton à la fois respectueux et ironique. En ce qui me concerne, étant retraité, je n’avais rien à craindre de mon administration. Vous êtes enseignante, c’est plus délicat. Bon courage pour la suite et bonne chance pour votre ouvrage.