Vaincre l’illettrisme à l’école

Vaincre l’illettrisme à l’école : Et si on s’inspirait des bonnes pratiques qui nous viennent de l’étranger ?

Un enfant qui ne sait pas lire demande : comment se dit ce mot ?

Un enfant qui sait lire demande : que veut dire ce mot ?

C’est cette différence qui crée rapidement un grand écart entre les enfants. Ceux qui savent déchiffrer peuvent au fur et à mesure enrichir leur vocabulaire et accéder au sens.

C’est ce que viendra expliquer Elizabeth Nonweiler, enseignante depuis 30 ans en Angleterre et qui est en train de participer au miracle anglais : Tous les enfants peuvent apprendre à lire.

Pendant 30 ans, elle a enseigné la lecture en Angleterre avec des méthodes mixtes. Elle est aujourd’hui ce que l’on peut appeler une convertie. Elle expliquera les résultats qu’elle a obtenus dans ses classes et les progrès que l’Angleterre est en train d’accomplir.

L’Angleterre a dix ans d’avance sur nous.

En 1997, les plus hautes autorités du pays décidaient que tous les enfants devaient apprendre à décoder sans pour autant inciter les professeurs à changer radicalement leur façon d’enseigner.

Huit ans plus tard, ils se sont aperçus que les progrès étaient insuffisants et ont définitivement choisi de former les professeurs pour qu’ils utilisent des méthodes syllabiques rigoureuses.

Ce choix commence à porter ses fruits. Des écoles publiques, qui jusque-là avaient des résultats calamiteux, ont remonté la pente.

L’Angleterre arrive enfin à apprendre à lire et à écrire correctement à des enfants dont les familles ne parlent pas un mot d’anglais à la maison.

En France, 15 % des enfants entrent en sixième en étant quasi-illettrés. Selon les derniers chiffres de la Journée de Défense et Citoyenneté, 30 % des jeunes âgés de 16 à 20 ans, éprouvent de très grandes difficultés en lecture et en écriture.

Et si on s’inspirait pour une fois des bonnes pratiques qui nous viennent de l’étranger ?

« L’exemple de l’Angleterre est plus intéressant pour nous que celui de la Finlande, car l’anglais est une langue plus difficile, plus opaque encore que le français. Alors si eux arrivent à apprendre à lire et à écrire à tous les enfants quelle que soit leur origine sociale, nous devons nous aussi pouvoir le faire », souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

SOS Éducation organise un colloque mercredi 8 février 2012 pour faire connaître notamment « le miracle anglais ».