Rythmes scolaires : encore une réforme bloquée par les syndicats

Communiqué du 22 janvier 2013

Rythmes scolaires : encore une réforme bloquée par les syndicats

Plus de 270 écoles sont fermées aujourd’hui à Paris. Le taux de grévistes dépasse les 80 % selon le rectorat. En cause, la réforme de rythmes scolaires. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë a annoncé que le retour à la semaine des 4,5 jours serait effectif dès la rentrée de septembre 2013.

C’était oublier la capacité de blocage des syndicats. En novembre, selon un sondage Snuipp-FSU mené en interne, 65 % des enseignants refusaient la semaine des 4,5 jours. Toutes les raisons étaient bonnes : « ce n’est pas la priorité (…) les enseignants préfèrent une revalorisation des salaires et des classes moins chargées » expliquait alors Sébastien Sihr, son secrétaire général. Pourtant, nombre d’enseignants non syndiqués, interrogés par SOS Éducation, sont globalement favorables à un changement des rythmes scolaires.

Aujourd’hui, c’est une autre excuse qui est à l’honneur : la réforme est imposée dans la précipitation… Les syndicats ne cessent de fustiger cette réforme, après l’avoir réclamée à grands cris pendant la concertation pour la refondation de l’école.

Ils ont démarché toutes les écoles pour convaincre le maximum d’enseignants. Et cela fonctionne puisque 56 % des écoles parisiennes sont totalement fermées aujourd’hui.

« Ni le gouvernement, ni les maires, responsables du temps périscolaire, ne doivent céder à ces tentatives d’intimidation» souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation. « La semaine des 4 jours est une aberration. Tout le monde est d’accord là-dessus, les enseignants, les parents, les scientifiques. On demande aux enfants d’être attentifs et concentrés 6 heures par jour, plus que ce dont les adultes sont capables. Cette réforme est nécessaire et urgente. Il en va de l’intérêt de nos enfants.»