Réforme de l'Éducation en Angleterre : un succès indéniable qui montre la voie à la France

Réforme de l'Éducation en Angleterre : un succès indéniable qui montre la voie à la France

Réforme de l’Éducation en Angleterre : un succès indéniable qui montre la voie à la France

Alors qu’en France les rectorats refusent de se plier à la nouvelle organisation régionale, les anglais engrangent les succès de leur politique d’autonomie des établissements. .

 Le ministère de l’Éducation anglais a annoncé le 16 mars que toutes les écolesallaient désormais accéder au statut d’« academies », financées par l’État mais autonomes. SOS Éducation se réjouit de cette décision et appelle les responsables politiques français à s’en inspirer de toute urgence.

Les free schools et academies : un système qui marche.

Par décision datée du 17 mars 2016, le gouvernement anglais a supprimé tout rôle éducatif aux autorités locales du pays. David Cameron avait affirmé en octobre dernier vouloir que toutes les écoles adoptent ainsi le modèle des « academies ».

C’est en 2011 que le Royaume-Uni a pris conscience de l’état catastrophique de son système éducatif et qu’il a mis en place cette « révolution ». L’Angleterre compte aujourd’hui près de 5000 academies (écoles publiques gratuites indépendantes) et plus de 300free schools (écoles créées à l’initiative de parents). Par rapport aux écoles ordinaires, ces nouveaux établissements jouissent de trois libertés : la liberté de programme, la liberté de recrutement et de rémunération du personnel et la liberté de fixer la durée de l’année scolaire.

Le résultat en quatre ans est plus que probant : les élèves des academies ont progressé en moyenne de 12% (soit le double des écoles traditionnelles).

À quand une libéralisation du système scolaire en France ?

Bénéficiant du premier budget de la Nation, l’Éducation nationale en France peine à se réformer. Les gouvernements successifs ne parviennent pas à imposer la moindre décentralisation du système éducatif : l’incroyable refus des rectorats de se plier à la nouvelle organisation régionale est le dernier exemple en date.

Face à ce triste constat, SOS Éducation propose différentes mesures applicables dès à présent :

  1. laisser le libre choix de l’établissement aux parents ;
  2. confier le recrutement de l’équipe pédagogique au chef d’établissement ;
  3. mettre fin à la limite des 20% d’élèves scolarisés dans les écoles sous contrat ;
  4. faire en sorte que l’État finance les écoles indépendantes avec des cahiers des charges adaptés.

Malgré tout, SOS Éducation constate que l’idée d’un financement public d’établissements libres assorti d’un contrôle des résultats progresse, tant à droite qu’à gauche, comme en témoignent les récents livres de MM. Hervé Mariton (Le Printemps des libertés), Jean-François Copé (Le Sursaut français), Jean-Marc Daniel (Valls, Macron : le socialisme de l’excellence).

L’association, qui rassemble 60 000 parents d’élèves et professeurs, appelle en particulier les candidats aux élections de 2017 à incorporer de toute urgence cette dimension dans leur programme éducatif, en s’appuyant sur l’exemple anglais.

Contact presse :
Stéphanie Baz, Responsable des relations avec les médias
stephaniebaz@soseducation.org, 01 45 81 94 17