Refondation de l’école : SOS Éducation demande des mesures précises pour aider les professeurs face à la violence et à l’illettrisme

Communiqué du 10 octobre 2012

Refondation de l’école : SOS Éducation demande des mesures précises pour aider les professeurs face à la violence et à l’illettrisme

Le Président de la République, François Hollande a présenté hier la feuille de route pour l’école. Rythmes scolaires, formation des enseignants, utilisation des nouvelles technologies… Tous les sujets sont abordés…, sauf l’essentiel pour SOS Éducation.

Vaincre l’illettrisme au CP devrait être la base de la refondation.

« Si l’on ne souhaite plus avoir 40 % des élèves ne sachant ni lire, ni écrire correctement à la fin du primaire, il faut absolument mettre la priorité des priorités sur le CP.» explique Olivia Millioz, porte-parole de l’association.

Pour l’association, il faut à tout prix que la question des programmes de CP soit abordée et que le gouvernement prône l’utilisation de méthodes rigoureuses et exclusivement syllabiques, exactement comme le fait l’Angleterre qui est en train de gagner son pari auprès des populations les plus fragiles.

Redonner confiance aux professeurs devrait aussi être une priorité de la refondation

Renforcer le nombre d’adultes dans certains établissements ne peut en aucun cas être la seule solution face à la montée généralisée des violences à l’école.

« Le seul moyen de sortir de la spirale infernale que connaissent certains établissements est de redonner confiance aux enseignants dans l’exercice de leur métier. Il est nécessaire que le gouvernement affirme clairement que toutes les mesures seront prises dans le cadre de la nouvelle loi d’orientation pour que l’autorité des professeurs soit respectée dans les textes et dans les faits !  » souligne Olivia Millioz.

Alors que la loi d’orientation pour la refondation de l’école est attendue au mois de novembre en conseil des ministres, SOS Éducation s’inquiète que ces deux éléments majeures de la refondation de l’école ne soient pas pour l’instant explicitement dans l’agenda du gouvernement.