Élection présidentielle : les aspirations des enseignants pour l’École

Sondage Ifop
Élections présidentielles : les aspirations des enseignants pour l’École

Élection présidentielle : les aspirations des enseignants pour l’École

François Hollande avait déclaré vouloir faire de l’École une priorité de son mandat. 5 ans après, il semble que les résultats de sa politique éducative ne soient pas à la hauteur des attentes suscitées chez les enseignants, qui l’avaient massivement soutenu en 2012 lors de la précédente élection présidentielle.

Dans un sondage Ifop pour SOS Éducation publié par Le Figaro et réalisé auprès de plus 1000 professeurs, le jugement que ceux-ci formulent sur les deux mesures phares du quinquennat en matière éducative est en effet sans appel : ils réclament l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires à 77%, et de celle du collège à 83%.

Même les enseignants se déclarant proches des centrales syndicales ayant défendu ces réformes (SGEN et UNSA) se montrent massivement hostiles à leur maintien, de 69 à 80%.

En revanche, plusieurs propositions récentes émises dans le cadre du débat électoral recueillent un large assentiment dans le corps enseignant : la mise en place d’un service public du soutien scolaire (84%), proposée notamment par Benoît Hamon, ou encore la concentration du temps scolaire en Primaire sur les enseignements fondamentaux (86%), défendue par Emmanuel Macron, François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. L’instauration de la scolarité obligatoire avant l’âge de 6 ans (Mélenchon, Hamon, Fillon) est aussi approuvée par 75% des enseignants. La réécriture des programmes d’histoire dans le sens d’un récit national, dont François Fillon a fait son cheval de bataille, suscite également une large adhésion (59% des professeurs interrogés, contre 26% qui s’y déclarent hostiles).

On note également que la suppression progressive du collège unique rencontre désormais une forte adhésion chez les enseignants (74%), presque à la hauteur de l’ensemble des Français (75%), et que la question de la rémunération au mérite n’est plus un tabou pour une large majorité de professeurs (63%). Même l’idée d’autonomie des établissements ne semble plus susciter une levée de boucliers, puisque seule une minorité s’y déclare hostile (48%).

SOS Éducation se félicite qu’un programme de changement ambitieux pour le système éducatif soit désormais audible par une majorité de professeurs.

Le lien vers l’article du Figaro.