Baccalauréat : SOS Éducation obtient la condamnation du ministère

Lundi 3 avril 2017
Baccalauréat : SOS Éducation obtient la condamnation du ministère

Baccalauréat : SOS Éducation obtient la condamnation du ministère

Une victoire pour SOS Éducation. Le système de mention qui récompense les bacheliers méritants a été sauvé. Le Conseil d’État a donné raison sur ce point à l’association, défendue par Henri de Beauregard, qui exigeait la suppression pure et simple du décret du 26 octobre 2015.

Le décret du 26 octobre 2015, signé par Najat Vallaud-Belkacem, prévoyait la possibilité de passer son baccalauréat sur plusieurs années, de conserver ses notes jusqu’à 5 ans et même d’obtenir une mention.

Pour SOS Éducation, ce dispositif est une nouvelle façon de dévaloriser le baccalauréat alors que 99% des élèves de terminale l’obtiennent déjà dans les 3 ans.

Le décret du 26 octobre 2015 posait également un problème majeur puisqu’il permettait à des candidats passant leur baccalauréat en plusieurs années, et donc moins méritants, d’obtenir une mention alors que les candidats décrochant leur baccalauréat dès la première année n’en auraient pas. Cela va à l’encontre de la méritocratie républicaine. Une évidence que SOS Éducation se devait de rappeler, comme elle l’avait fait en se mobilisant pour le maintien des bourses au mérite que Najat Vallaud-Belkacem voulait supprimer.

La plus haute autorité administrative a tranché en faveur de SOS Éducation et estime que ce décret ne respecte pas le principe d’égalité puisque les élèves qui décrochent le baccalauréat au rattrapage ne peuvent prétendre à la mention. Une différence de traitement injustifiée qui a fait pencher la balance en faveur de l’association.

L’impossibilité pour les élèves qui passeront leur baccalauréat sur plusieurs années d’obtenir une mention est un échec cuisant pour la ministre de l’Éducation. De plus, l’État a été condamné à verser à l’association la somme de 3000 euros.

Forte de ce succès, l’association lance une nouvelle campagne de mobilisation contre l’égalitarisme idéologique délétère qui cause la ruine de l’école.