Méthode de lecture

Depuis sa création en 2001, SOS Education prône pour un retour de la méthode syllabique dans toutes les écoles. Que tous les enfants sachent lire à la fin du CP est un de nos principaux engagements.

Selon la méthode, entre 50% et 95% des enfants apprennent correctement à lire et à écrire à l’école primaire. Les meilleurs résultats sont obtenus avec la méthode syllabique. Les plus mauvais avec la méthode globale ou mixte.

Une étude récente affirme scientifiquement l’efficacité d’une méthode syllabique sur une méthode mixte. En novembre 2013, le chercheur Jérôme Deauvieau, du laboratoire Printemps en collaboration avec l’Université de Versailles, mène une étude sur le thème « Lecture au CP : un effet-manuel considérable » dans des établissements scolaires placés en zone prioritaire éducation à Paris et en région parisienne. Grâce à cette étude, on apprend que seulement 4% des enseignants utilisent une méthode syllabique dans leurs classes !

De plus, l’étude nous apprend que les élèves qui ont travaillé avec un manuel syllabique réalisent un score moyen supérieur de près de 19 points sur 100 à celui qui est obtenu par les enfants utilisant un manuel mixte !

Cette étude n’est pas la seule à prouver l’efficacité de la méthode syllabique sur les méthodes mixtes ! D’autres scientifiques spécialisés sur les méthodes de lecture se sont penchés sur la question :

  • Roger Wolcott Sperry, neurophysiologiste et prix Nobel de médecinemontre que les mots ne peuvent être assimilés à des images. La méthode syllabique contribue à construire des circuits structurés. Les méthodes globales, au contraire, introduisent l’anarchie dans les connexions cérébrales.
  • Docteur Ghislaine Wettstein-Badour, spécialiste de l’apprentissage de la lecture : « Les méthodes globales ainsi que semi-globales se situent aux antipodes des attentes du cerveau». « De très nombreux enfants sont irrémédiablement condamnés à l’échec parce que les pédagogies qu’on leur impose pour apprendre à lire sont contraires aux exigences du fonctionnement cérébral ».  Auteur du livre « Bien parler, bien lire, bien écrire », elle a démontré que la méthode globale, même sous sa forme atténuée (semi-globale) nuit au développement de l’intelligence de l’enfant. Elle stimule uniquement sa mémoire visuelle, au détriment de sa capacité d’analyse.
  • Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, directeur de l’unité INSERM-CEA : «La méthode globale est une erreur gravissime ».  « On sait aujourd’hui que la méthode globale ne fonctionne pas. Revenir en arrière sur ce point sous prétexte d’expérimenter ou d’exercer sa liberté d’enseignant serait criminel. » « Seul l’entrainement phonique active la région de la forme visuelle des mots. L’entrainement global active les circuits inappropriés de l’hémisphère droit. »

Actuellement, 40% des élèves sortent du CM2 en grande difficulté scolaire. 15% d’entre eux sont complétement illettrés. Ces résultats catastrophiques sont la conséquence des méthodes mixtes et globales. Il en va donc de notre responsabilité de parents, d’enseignants et tout simplement d’adultes, de connaître la méthode de lecture utilisées dans l’école de nos enfants !

Syllabique / Globale : un vieux débat !

L’emploi de la méthode syllabique était massivement dominant dans l’entre-deux-guerres. Cette méthode est centrée sur l’apprentissage systématique et progressif du code des correspondances graphèmes-phonèmes, en partant de l’étude des signes écrits (graphèmes) que l’élève apprend à oraliser (phonèmes). La méthode syllabique ne propose jamais aux élèves de lire des mots dont ils n’auraient pas appris au préalable à déchiffrer les graphèmes, lettres et syllabes.

Mise au point au début du XX siècle par Decroly, la méthode globale accorde la plus grande attention à ne pas séparer déchiffrage et accès au sens, d’où la fameuse phrase propre à la méthode « lire c’est comprendre » ! La méthode globale privilégie la reconnaissance visuelle des mots, en encourageant l’élève à reconnaître et mémoriser la forme graphique des mots. Confronté à des mots inconnus, l’élève est encouragé à deviner les mots en s’appuyant sur le contexte du texte, de la phrase, de l’illustration etc.

La méthode globale et ses variantes, comme la méthode idéo-visuelle prônées par Foucambert dans les années 1970 (qui bannit tout déchiffrage et lecture à voix haute), ont pénétré l’école française dès les années 1950 sous l’égide des méthodes mixtes ou « semi-globales », qui combinent la reconnaissance visuelle des mots (et des mots-outils), la lecture devinette et l’apprentissage u code graphème-phonème qui se fait sous forme de « leçons de sons » au cours desquelles l’élève est invité à apprendre toute les différentes transcriptions graphiques s’un même son, toutes au même moment !

« Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP », c’est le titre du colloque organisé par SOS Education le 8 février 2012. L’événement a été ouvert par Rachida Dati, députée européenne et maire du VII arrondissement de Paris. Rhona Johnston, professeur à l’université de Hull, connue dans le monde entier pour ses recherches sur les meilleures méthodes de lecture, est intervenue sur le thème : « Réussir avec tous les enfants : l’expérience écossaise ».

Suite à ce colloque SOS Education a publié un triptyque sur les meilleures méthodes de lecture syllabique. Vous pouvez télécharger ce document en cliquant ici. À imprimer et à diffuser largement : distribuez-le aux parents d’enfants en maternelle, mais aussi aux professeurs des écoles ! 

Top 5 des meilleures méthodes syllabiques

  1. La méthode Boscher ou La Journée des Tout Petits (éditions Belin)
  2. La bonne méthode de Lecture CP (éditions La librairie des écoles)
  3. Bien lire, bien écrire : la méthode alphabétique et plurisensorielle Fransya (éditions Eyrolles)
  4. Je lis, j’écris (éditions Les Lettres bleues)
  5. La planète des Alphas (éditions Récréalire et Éveil & Découverte)