Lutter contre les inégalités à l'école

Communiqué du 7 février 2012

Lutter contre les inégalités à l’école

La première cause d’inégalité en France concerne les inégalités face à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. En ZEP, les élèves sont quatre fois plus nombreux à ne pas savoir lire à l’entrée au collège.

Mercredi 8 février 2012, SOS éducation dévoilera au cours d’un colloque sur « Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP » comment l’Angleterre est en train de créer l’événement en Europe.

Les établissements publics anglais réussissent aujourd’hui à apprendre à lire à tous les enfants. Les résultats sont spectaculaires auprès des populations les plus défavorisées. Des écoles publiques accueillant jusqu’à 36 nationalités différentes obtiennent de si bons résultats que plus personne en Angleterre n’ignore leur réussite.

Cette révolution, les Anglais la doivent à un chercheur Rhona Johnston. Elle présentera pour la première fois en France les résultats des études qu’elle a menées de 1997 à 2004 sur plus de 300 enfants.

Pour visualiser tout le programme de la journée du 8 février 2012, « Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP ».

Photo de Rhona JohnstonRhona Johnston est professeur de psychologie à l’Université de Hull. Ses travaux ont révolutionné l’apprentissage de la lecture en Angleterre.Entre 1997 et 2004, elle suit trois cents enfants dans les zones défavorisées du Clackmannanshire. Les résultats de sa recherche sont sans appel : les enfants ayant appris à lire avec les méthodes syllabiques ont trois à quatre années d’avance sur ceux qui ont appris avec des méthodes globales ou mixtes.
Depuis cette publication, les gouvernements successifs, travaillistes comme conservateurs, s’emploient à convertir chaque enseignant à la méthode syllabique.

 

Photo de Elizabeth NonweilerElizabeth Nonweiler est une « convertie ».
Pendant 30 ans, elle a enseigné la lecture en Angleterre avec des méthodes mixtes.
En testant par hasard la méthode syllabique, elle découvre que tous les enfants peuvent apprendre à lire, même ceux issus des milieux les plus défavorisés.Devenue une véritable ambassadrice de la méthode syllabique, elle n’hésite pas à parcourir le monde entier pour former les enseignants anglophones, où qu’ils soient.