Que penser de la Loi « pour une école de la confiance » ?

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Que penser de la Loi «pour une école de la confiance»?

Chère amie, Cher ami,

Vous êtes nombreux à vous inquiéter du projet de loi « pour une école de la confiance ».
Certains professeurs m’ont fait part d’une forte pression syndicale depuis plusieurs mois.
Samedi dernier les familles ont même été conviées à la mobilisation par 5 syndicats. Et une autre grève est prévue ce jeudi 4 avril.

Mais qu’en est-il réellement de cette Loi ?

En quelques mots :
un projet de loi n’est pas anodin, restons en alerte…
… Mais cette opposition systématique par la grève est excessive.

L’École est dans un piteux état, c’est sûr. Et pour la relever nous devons rester constructifs.
Mettons de côté les nombreuses rumeurs et regardons le texte tel qu’il est formulé, car si certains points sont problématiques, il y a des bonnes choses, même de très bonnes choses. Tout n’est pas à jeter à la poubelle, loin de là.

Mais pour que vous puissiez vous faire votre propre idée, voici les quelques points saillants du projet de Loi, accompagnés de mon humble analyse.

Ce projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale en première lecture et doit être soumis au Sénat en mai.

Il se divise en 5 titres :

    1. Garantir les savoirs fondamentaux pour tous.
      La loi y traite particulièrement du respect mutuel entre parents et professeurs, de l’enseignement dès 3 ans, du contrôle de l’instruction en famille et du renforcement de l’accueil des élèves en situation de handicap.

    2. Innover pour s’adapter aux besoins des territoires.
      On y aborde notamment l’évaluation des établissements et la possibilité de regrouper localement école et collège.

    3. Améliorer la gestion des ressources humaines.
      Le projet concerne la formation des professeurs : exit les Espé, vive les Inspé !

    4. Simplifier le système éducatif.
      Cela concerne des ajustements administratifs.

    5. Questions diverses.

C’est une sorte de toilettage du code de l’Éducation.

Les trois premiers concernent les programmes d’actions portés depuis plusieurs années par SOS Éducation, et ce sont eux qui ont fait le plus réagir.

Aussi, je vous propose de les détailler un par un. Voici mon analyse du premier Titre.

 

Titre I Garantir les savoirs fondamentaux pour tous

Engagement de la communauté éducative

Ce premier chapitre donne le ton de « l’école de la confiance ».

Son article premier sur le devoir de réserve a choqué les syndicats d’enseignants qui l’ont agité en épouvantail, hurlant que c’était une menace à la liberté d’expression des professeurs.

Or, rien de nouveau sous le soleil : il s’agit bien d’un simple rappel du devoir de réserve du fonctionnaire. Ce devoir est assez souple et se restreint plus on monte dans la hiérarchie : les professeurs peuvent toujours exprimer de vives critiques ou leur mécontentement ; mais un recteur ne dira jamais de mal de l’institution.

Du reste, c’est un prérequis pour poser la confiance : le professeur est le représentant de l’État dans sa classe. D’ailleurs, ce rappel est tout de suite accompagné du respect mutuel entre les familles et les professeurs.

Ce rappel n’est pas un luxe, au regard des violences quotidiennes contre les professeurs dont certaines familles sont responsables. SOS Éducation travaille à ce respect mutuel depuis le début. Cette partie du projet de loi tombe même à pic, quand on voit que 55% des agresseurs des professeurs sont les responsables légaux des élèves !

Le projet de loi remet la France au cœur des classes : carte géographique, drapeau Bleu-Blanc-Rouge, le texte de la Marseillaise. Le symbole est clair : l’École de la République doit faire aimer la France en la montrant. Bien sûr, ce n’est qu’un symbole qui n’est pas suffisant : les professeurs sont les passeurs de notre Histoire, qui permettent aux élèves de se tourner vers le monde et vers l’avenir.

Enfin, il évoque la lutte contre le harcèlement scolaire. On peut regretter sa sobriété. La violence à l’École est un scandale qui reste largement ignoré par l’Institution.
SOS Éducation va devoir continuer à se mobiliser pour qu’une prise de conscience collective aboutisse enfin à traiter le problème de l’autorité et de la discipline dans la salle de classe et ainsi à lutter contre la violence dans les établissements scolaires.


Extension de l’instruction obligatoire aux plus jeunes

L’école sera obligatoire dès 3 ans. C’est l’article phare de la loi selon le ministre. Même si la quasi-totalité des enfants sont déjà scolarisés à cet âge, la loi marque l’importance capitale de l’école de la petite enfance.
Voilà une action concrète qui s’inscrit dans la vocation de justice sociale de notre école publique. Une scolarisation plus tôt permet de stimuler le langage des enfants en maternelle, ce qui est un enjeu primordial pour réussir l’apprentissage de la lecture en primaire.

Et l’école inclusive est soutenue, pour mieux accueillir les élèves atteints de handicap. Notamment par la création de « pôles inclusifs d’accompagnement localisés » qui permettront de coordonner les moyens humains dans chaque département.

C’est une bonne chose, car les élèves en situation de handicap dépensent une énergie considérable pour s’intégrer dans la classe, sans véritablement avoir les moyens de réussir. L’enseignant n’est pas formé pour leur permettre de suivre dans le respect de leur différence… Et l’AVS qui devrait être là pour l’assister n’est pas toujours disponible.

Voilà un autre sujet que SOS Éducation va prendre à bras le corps.

Et vous, que pensez-vous de ce premier grand titre du projet de loi ?

Vous pouvez le commenter ci-dessous.

Votre avis sur ce sujet m’intéresse !

À vous lire,

Claire Polin

 

 

Claire Polin
Présidente de SOS Éducation

 

P.S. : Dans quelques jours, je vous détaillerai le Titre II où sont notamment abordés :

  • les évaluations des établissements ;
  • les regroupements école-collège.

À très vite.

57 Réponses

  1. Rouliot

    C est du bon sens et de la clarté ENFIN
    Les profs qui n aiment ni leur métier ni leur pays ni leurs élèves sont dans la rue comme d habitude…. cherchez l erreur !

    1. de Bettignies

      D’accord sur l’ensemble du titre 1. Il serait souhaitable qu’une ligne évoque la responsabilité et la coopération des parents, surtout dans les classes « maternelles ». La loi pourrait aussi ouvrir la possibilité de pédagogies différenciées ( Montessori par exemple) – et d’y associer les parents . ( C’est aussi tout le dossier de l’école des parents…)
      Commentaires sur les autres titres de la loi, à votre intiative…

    2. MAILLOT

      Je suis d’accord sur votre analyse, cependant,l’obligation de scolariser les enfants de trois ans me fait peur. Pourquoi ? Ma crainte me vient de madame Taubira qui a déclaré : qu’elle voudrait qu’on scolarise les enfants des trois ans, parce qu’ils sont très maléables et on pourrait les soustraire ainsi à l’influence de la famille.

      1. Exactement. Et Peillon ajoutait qu’il voulait arracher l’enfant à sa famille pour lui inculquer une nouvelle religion, celle de la république. Propos d’un maçon parfaitement assumé.
        Cela, l’auteur de l’article ne semble pas le voir… Bizarre.

    3. Marie Pougès

      Tout à fait d’accord avec ce projet ! Je suis une grand’ mère qui a été institutrice et je ne comprends pas l’opposition des enseignants. Aiment-ils leur métier ? Par contre pour l’obligation de l’école dès 3 ans, non ! J’ai toujours travaillé mais je n’aurais pas voulu soumettre mes enfants au régime de l’école à cet âge-là ! Faciliter davantage l’accès à l’école pour ceux qui en auraient besoin ( parents ne parlant pas le français par exemple ) ou bien rendre le mi-temps possible, pourquoi pas ? Mais toute la journée, c’est lourd pour un tout petit… Bravo pour tous les autres changements prévus, notre enseignement, notre société, notre France, en a bien besoin…

    4. Votre commentaire est méprisant pour les enseignants. Vous ne connaissez pas tous les éléments du projet. D’ailleurs Sos éducation non plus car rien n’est dit sur la formation des enseignants.

      1. Cela fait longtemps qu’il n’y a aucune formation des enseignants, qui l’ignore ? La nullité flagrante explose à la première question qu’on peut poser à un prof. Nous avons vu des profs de maths qui ne connaissaient pas leurs tables de multiplication, des profs d’Histoire ne sachant pas trois phrases sur l’empire austro-hongrois ou la dynastie Ming, des profs de français anônnant que la méthode syllabique est nocive, tout en pratiquant l’effroyable semi-globale et faisant des fautes d’accord…
        Le prof français en moyenne mérite 2/20, c’est la débâche totale. Voire notre sondage permanent sur les académies, certaines ont en-dessous de zéro !.

    5. MACIAS Claudie

      D’accord pour réformer cette éducation nationale très syndicalisée (mais pas dans le bon sens). Les enseignants FONCTIONNAIRES de l’état qui ne sont d’accord avec les nouvelles mesures n’ont qu’à démissionner.
      Je mets toutefois une grande réserve quant à l’âge de l’obligation de scolariser dès 3 ans. Ces « bébés » ont plus besoin de leurs parents que d’un instituteur et de son aide.
      Je pense qu’il s’agit d’une mesure ciblée vers les enfants étrangers.

    6. Michel/Annick

      Pas d’accord sur l’obligation à 3 ans (c’était comme ça dans les régimes communistes !), la famille d’abord et tout le reste peut être affronté. Déçu que SOS éducation soutienne ça…

    7. Clody

      Il semble qu’il y ait de bonnes choses, cependant je trouve complètement inhumain d’astreindre de pauvres petits bouts de 3 ans à l’école obligatoire. Je trouve cela trop cruel ! Ils seront déjà bien assez tôt soumis à des horaires et des obligations… ils y seront toute leur vie, pourquoi les obliger si tôt ! A quoi pensent nos dirigeants !

    8. Laurent

      J’ai dû apprendre à mes enfants à se défier de l’école et de ce qui s’y raconte: en instruction dite civique, en SVT cours sur la reproduction humaine, en histoire (sur la révolution française p. ex.) ou en littérature. En CP il a fallu désapprendre la méthode globale à notre aîné aux vacances de la Toussaint pour lui apprendre la méthode syllabique. A ce sujet les recherches sur la méthode Arthur (méthode globale pour les enfants de 18 mois) nous ont montré que déjà à 3 ans elle est obsolète un de nos enfant regardant le panneau « maman » à 3 ans le scrute et dit il y a deux maman il avait déjà décortiqué le mots apercevant la répétition de la syllabe « ma » Le global à 3 ans est parfois déjà trop tardif! D’où l’aberration à 6 ans!
      Une loi sur l’école de la confiance nous permettra-telle de renouer avec la confiance vis à vis de l’école?

    9. callens

      Bravo SOS pour votre ténacité! ! !Beaucoup de changements sont nécessaires. par contre,, mettre les enfants de 3 ans à l’école est problématique .Ne devrait se faire que par le choix des parents ou en cas de familles en difficulté. Pour les enfants avec 1 handicap, il faudrait plus de moyens sérieux! ! ! La méthode Montessori devrait aussi être plus utilisée .

  2. therese

    Madame
    A part l’obligation de mettre les enfants à l’école à partir de trois ans
    ce que je conteste énergiquement.
    Cela me rappelle trop, des embrigadements historiques …desastreux .
    le reste me semble assez bon

  3. REY LESCURE

    3 ans…c’est retirer très tôt l’enfant à sa mère et au milieu familial avec un horaire tout de même lourd en dépit de tous les aménagements…

    Cela rend service aux mères qui ne veulent pas sacrifier quelques années de leur vie professionnelle pour leurs jeunes enfants.

    Par ailleurs cela rend service à un état qui ne sait comment régler ses problèmes d’intégration d’une émigration qu’il ne veut pas contrôler…

  4. Salvatore

    Je suis en grande partie d’accord avec les propositions du ministre; cependant, j’aurais préféré une obligation scolaire à partir de 4 ans seulement. Une journée complète obligatoire pour un enfant de 3 ans, c’est lourd.
    Ex enseignante, je suis assez d’accord avec Rouliot. Ceux qui protestent sont ceux qui ont choisi ce métier surtout pour les vacances. J’en ai connu.

  5. Mannier

    Enfin de vrais projets pour l’instruction de nos enfants,
    Il est temps de mettre en place des mesures de réforme, dans l’éducation nationale.
    Je suis surprise par la réaction des enseignants qui vont faire grève jeudi.
    Merci pour vos actions.
    Une grand-mère qui suit de près l’instruction des ses petits-enfants

  6. hamon marie-claude

    Bonjour, je suis tout-à-fait d’accord avec votre analyse, les enseignants qui sont dans la rue obéissent certainement aux ordres de la CGT qui, étant au fond du trou, ne rate pas une occasion de se manifester, ces enseignants n’en ont rien à faire des enfants ; si ces enseignants ne sont pas contents qu’ils changent de métier et aillent dans le privé !!! cela les fera, peut-être, un peu réfléchir ?

  7. brigitte boryczka

    des réformes très légères par rapport à ce qu’elles devraient être.
    Le harcèlement par exemple : parents et enfants sont inquiets quand il faut prendre le chemin du collège.
    Va-t-on se faire du souci à chaque moment de notre vie parce que d’autres sont sans éducation, sans empathie ?
    L’école devrait se charger de l’éducation car le nombre de gens mal ou pas éduqués devient énorme.On le constate chaque jour et pas seulement à l’école.
    Mon petit fils a été victime de harcèlement en cm1 et les enseignants n’ ont pas fait grand chose pour punir les fautifs.
    Sur 4 enfants de cm2, un seul a gribouillé un « je m’excuse » sur un morceau de papier !!!
    Aucune sanction alors qu’ils auraient dû être renvoyés de la cantine (c’était surtout là que ça se passait)
    Peut-être que ça aurait fait réfléchir leurs parents.
    La discipline qu’on ne permet pas aux enseignants ! Même s’ils aiment leur métier, le ministère, les inspecteurs ETC….
    découragent les vocations.

    1. Vermersch

      Bonjour,
      Je ne connais pas toute l’histoire de cet enfant, mais sachez que lors du moment de cantine, l’enseinant n’est pas responsable des élèves, c’est la mairie qui gère ce temps-là. Le souci que vous soulevez est peut-être un problème de dialogue entre les enseignants et les surveillants de cantine au moment du retour des élèves en classe l’après-midi… ou un manque de dialogue entre l’enseignant et la famille. (Essayez de rencontrer les enseignants avant de « taper sur eux » dans les réseaux sociaux…)

  8. Marie-Anne D.

    Priorité aux fondamentaux : dans le principe, d’accord, mais dans l’application, qu’en sera-t-il ? J’attends de voir, cela ressemble plus à une déclaration d’attention.

    Avant de poursuivre plus avant, je tiens à préciser tout de suite que je suis institutrice (et non pas « enseignante », j’y tiens – et je précise aussi qu’on ne peut pas m’accuser d’être un vieux chnoque, vu que j’ai pris 31 ans cette année), en école publique.

    Ecole obligatoire à 3 ans : mais c’est un scandale absolu !!! Je suis navrée si je choque, mais je l’écris tel que je le pense : c’est de l’embrigadement. Certes, la plupart des enfants sont déjà scolarisés à trois ans, mais les parents ont le CHOIX.
    Trois ans, mais c’est tellement jeune ! Il faut avoir vécu non seulement la rentrée en petite section, avec des presque-bébés qui pleurent, qui hurlent en appelant leurs parents… – mais aussi une année complète en petite et moyenne section, pour comprendre que le travail mené dans ces sections relève plus de l’éveil, de la motricité et des aptitudes sociales, que d’un travail au sens scolaire. (Je me permets de le dire car j’ai principalement exercé en maternelle.) Je ne dis pas que ce « travail » n’est pas important, mais simplement qu’il ne peut pas être considéré comme du travail scolaire. Et combien de collègues, pensant bien faire, donne à tire-larigot des exercices dans lesquels les petits doivent reconnaître des mots de façon globale, ou bien des batteries de fiches, à un âge où les petits doivent prioritairement manipuler pour comprendre et pouvoir passer ensuite au stade de l’abstraction.
    Très honnêtement, je pense que PS et MS ne devraient PAS être de « l’école ». Attention, je ne dis pas que ce qu’on y fait n’est pas important, je dis qu’il faut bien le faire et que ce n’est pas « scolaire ». En outre, je suis persuadée qu’un enfant vivant dans un milieu équilibré et raisonnablement instruit en apprendra autant en restant dans sa famille qu’en allant en petite section.
    Et que dire de l’aspect psycho-affectif ? De nombreux travaux, notamment en neuro-sciences, ont alerté sur la violence, pour un petit de cet âge, du passage dans un milieu « collectif ». Du jour au lendemain, l’enfant doit « faire confiance » à un tas d’adultes inconnus : la maîtresse, l’atsem, les autres maîtresses, les animateurs… en étant en plus noyé dans un groupe d’une trentaine d’autres enfants !
    La socialisation, c’est important : mais dans ces conditions, c’est du gâchis ! Et c’est même anxiogène pour beaucoup d’enfants. Ah, si les « classes » de PS ne comptaient pas plus d’une quinzaine « d’élèves », ce serait différent mais c’est loin d’être le cas. Il ne s’agit pas de confort pour l’instituteur, mais bien pour les petits ! Comment voulez-vous consacrer suffisamment de temps à chaque enfant dans les conditions actuelles ? A un âge où c’est la relation en face-à-face qui est la plus adaptée !
    A ce sujet, l’argument « c’est bon pour le langage » ne tient pas une seule seconde : trente enfants, une maîtresse, trois heures par jour (si on enlève les récréations, les passages aux toilettes, la sieste et les temps d’habillage, et encore en comptant large) : je vous laisse compter combien de minutes la maîtresse pourrait consacrer à parler avec chaque enfant – car c’est très bien d’entendre parler, mais ce n’est pas suffisant : pour apprendre à parler, il faut être en situation duale. Certes, c’est mieux que rien pour certaines familles, mais qu’on ne dise pas que c’est bénéfique pour tous les enfants.
    Qu’il existe une possibilité de placer son enfant à l’école, c’est très bien ; dans le cas de certaines familles, c’est même recommandé. Mais pourquoi le rendre obligatoire ? Pour couper encore un peu plus l’enfant de son milieu naturel, à savoir la famille ? Après nous avoir bassiné avec les grandes déclarations du type « la grande section ne doit pas être un pré-CP » (ah bon ? On est là pour compter les pâquerettes alors ?…), « il faut que la maternelle ait un rôle différent de celui de l’élémentaire », et autres, pourquoi l’assimiler à l’élémentaire en la rendant obligatoire, comme si on ne pouvait réussir sa scolarité sans passer par la case maternelle ?

    1. A.A.

      Bonjour et merci, Madame, pour ce commentaire très bien argumenté, et qui reflète exactement ce que je pense. La collectivité imposée à 3 ans, dans les conditions actuelles de l’école, est d’une violence inimaginable pour un petit qui a d’abord et avant tout encore besoin de… sa maman, et qui apprendra bien plus des expériences du quotidien qu’en étant parqué toute la journée avec 30 autres enfants qui n’ont pas grand chose à lui apporter.
      Personnellement, s’il faut instruire « officiellement » ma fille de 3 ans et demi à la rentrée prochaine, ce sera à la maison, par correspondance.

    2. JOSEPH BADINO

      Je suis entièrement d’accord avec vous; j’ai 74 ans, je n’ai connu aucune maternelle, je suis un émigré italien, arrivé en France à l’âge de deux ans et ma première langue parlée lue et écrite a été l’italien, car mes parents ne parlaient pas un traître mot de français et je suis entré en CP à l’âge de 6 ans sans passer par la case « maternelle » et j’ai appris à lire et à écrire le français comme tous mes petits copains, parce qu’en 1951, très peu de mes petits copains parlaient le français; en Moselle Est, la langue était le francique(dialecte allemand) et malgré tout nous avons appris le français et pour certains, ils ont fait de hautes études, moi-même n’étant devenu que, si je puis dire, infirmier anesthésiste, et c’est pour cela que je dis, comme vous, que l’école, obligatoire à 3 ans, et dans des classes de trente, ne devrait pas l’être, parce que le petit de trois ans n’est pas encore formé pour la vie en communauté et ce sont les aléas de la vie qui font que les parents, s’en séparent dès l’âge de 2 ans et demi; si de nos jours vous ne travaillez pas à deux, il est presque sûr que la vie serait très dure et donc, même les parents sont privés de leur enfant. Il serait souhaitable de laisser le choix aux parents de mettre en école l’enfant de trois ans, et non, de la rendre obligatoire

  9. Florence RICHARD

    La plupart des enfants vont à l’école dès trois ans.
    Pourquoi la rendre obligatoire ?
    Je suis contre la scolarisation dès le plus jeune âge.
    Laissez-les vivre !

  10. Macé Claude

    Les propositions vont dans le bon sens. Il est urgent que l’école retrouve sa crédibilité. Cela passe nécessairement par la restauration du prestige des professeurs. Dans une école, il y a un maître et il y a des élèves, quel que soit le niveau de l’école. Le maître sait. Les élèves apprennent. L’enseignement ne peut fonctionner que dans cette relation verticale à sens unique. Ce qui n’exclut nullement la bienveillance du maître vis à vis des élèves, bien au contraire, ni la participation active des élèves à l’enseignement. Les textes doivent acter la nécessité de cette relation forte, en prévoyant des mesures claires et forcément sévères en cas de manquement. La pratique doit suivre et notamment le soutien des professeurs en difficulté par leur hiérarchie qui aura ainsi l’occasion de prouver qu’elle en est une effectivement.

  11. stéphane

    Je ne vois aucune réelle avancée. Le devoir de réserve du fonctionnaire a toujours existé. Qu’est-ce que cela apporte de mettre le respect mutuel entre famille et professeur? Les enfants à 3 ans peuvent être fatigués et ont parfois besoin de se reposer à la maison. Va-t-on sanctionner les parents si les enfants ne sont pas tous les jours à l’école? Quel est l’intérêt pour l’enfant de regrouper école et collèges à part de créer des hyperstructures inhumaines pour faire des économies.

  12. Je suis passé par hasard à une réunion FCPE, je crois, et j’en suis sorti abasourdi.
    La présidente d’origine Sud Américaine qui comparait la France à une dictature, le drapeau comme un totalitarisme.
    Une autre d’origine Portugaise qui annonce que les enseignants Portugais étaient payés sur 14 mois, alors qu’en France c’était sur 12 mois. Scandaleux. sauf qu’au Portugal le salaire des enseignants est de 50 pour cent du salaire en France.
    Il faudra bien aussi que les enseignants comprennent que pour être à la hauteur dans sa classe, il faut se former pour au moins atteindre le niveau des élèves dans les matières modernes. Faire des stages, suivre des cours sur internet … pour le plaisir d’apprendre.
    Si l’enseignant n’a aucun plaisir d’apprendre, il faut qu’il fasse un autre métier,
    La critique du Privé est aussi totalement hors sujet. L’anticléricalisme est toujours là, alors que des établissements d’autres religions existent, et personne n’en parle jamais.
    Quant aux salaires indécents des footeux, leur drapeau et la marseillaise, personne n’est choqué.
    Quand j’étais écolier, il y a des lustres, on apprenait la Marseillaise, on respectait nos enseignants pourtant exigeants et même sévères, et on leur portait des fleurs pour les remercier en fin d’année scolaire.
    Pour l’école à trois ans, pourquoi pas, mais dans le coeur du village, et éventuellement accompagné scolairement par des parents, des grands parents, mais EN AUCUN CAS dans des bus scolaires, où des « grands » leur insufflent les mauvais comportements.
    A La BAUME, en Haute Savoie, c’est le cas.

  13. belon

    Je trouve de bonnes choses dans cette loi. Le corps enseignant doit et pouvoir se faire respecter, mais aussi plus disponible et ne pas être politisé l’école et faire aimer et respecter notre pays.

  14. Monique JULLIEN

    Je suis satisfaite de ce que vous nous exposez, j’étais un peu inquiète, je dois bien le dire, d’entendre un peu tout et son contraire. Cependant, je ne suis pas d’accord pour mettre les enfants obligatoirement à 3 ans à l’école. Si
    c’est bon pour certains qui seront mieux à l’école qu’à la maison, cela peut être une catastrophe pour ceux qui ont des parents attentifs et à la hauteur et qui sont les mieux placés pour éduquer leurs « petits enfants » azvant de les mettre à l’école . Merci de votre vision des choses
    ;

  15. valbrun

    L »école pour les 3 ans : c’est trop tôt. Après revenir à la vieille tradition qu’on apprenne le B A BA puis les tables de multiplication et autres critères. Apprendre par cœur des passages de nos auteurs (réciter les Fables de La Fontaine par ex.) Faire des dictées et des rédactions. Enfin tout ce qui nous permettait de devenir un adulte avec la possibilité de faire des choix dans la vie courante et développer notre esprit critique.

  16. Francois-Xavier Bertschy

    Madame, merci de nous inciter à partager nos idées.

    Rappeler le devoir de réserve du professeur, pourquoi pas ? Renforcer la connaissance du terroir, très bien : c’est le meilleur moyen de combattre les dogmatismes simplificateurs et populistes! Offrir d’éduquer les enfants plus tôt, tant mieux, plus particulièrement dans les milieux défavorisés académiquement parlant. Mieux accueillir les jeunes handicapés à l’école, enfin !

    Mais le sujet qui me laisse sur ma faim et un peu sur la défensive, c’est la détermination des « fondamentaux »:
    – Faut-il apprendre aux jeunes à écrire ou à utiliser voix et clavier avec discernement pour s’adapter à la révolution digitale ?
    – Au-delà du terroir, de l’environnement local critiquement identitaire pour le jeune, doit-on le familiariser plutôt avec la nation ou avec l’Europe, à une epoque de globalisation des enjeux ?
    – Faut-il renforcer les outils juridiques pénalisant l’irrespectueux opposant au professeur, ou bien la priorité réside-t-elle dans la neutralisation des discours non-academiques du professeur, si le but est de revaloriser son statut, dans une culture « kleenex » , égoïste, et irrévérencieuse ?

    Je me garderai bien de tenter de répondre de façon définitive à ces difficiles questions. Je ne suis pas un spécialiste de l’éducation. Mais je m’étonne de voir celle-ci intégrer si peu (ou si lentement) dans ses fondamentaux les changements techniques et sociaux dramatiques observés aujpurd’hui dans son environnement immédiat.

    Cordialement,
    Francois-Xavier Bertschy

  17. Ronsain claude

    L école obligatoire a 3 ans n est pas une nécessité mais elle peut permettre aux enfants uniques de se socialisés plus vite .
    Par contre gardons à l’école maternelle la place à l’éveil et aux matières qui favorisent un regard admiratif de l’enfant
    Donnons plus de place à la musique,le chant’ la créativité ,la peinture ,les activités physiques,le jeu etc…
    Gardons leur regard émerveillé d’enfants et formons des enfants respectueux des autres.
    Et ne cherchons pas à faire déjà de l’élitisme
    Une approche de l’anglais en GS pourquoi pas ,on ne peut plus y échapper!
    Revenons à des choses simples qui donnent du plaisir à partir chaque jour à l’ ecole
    Je garde en mémoire le plaisir qu’avait mes enfants d’aller à l’école maternelle
    Quant au groupement primaire secondaire c’est peut être une solution à la pénurie de directeur d’école en primaire?!

  18. Nom*

    Ce projet de loi me semble positif dans sa globalité; nous avons enfin, je crois, un ministre qui paraît connaître son affaire. Tous ces syndalistes qui travaillent au sein d’une centrale et fort bien rémunérés (pour ce qu’ils font), feraient bien mieux de se mettre au travail pour enfin être productif pour la France.
    J’ai encore en mémoire la réforme Devaquet Alain où 10 ans après tous ces illuminés ont trouvé qu’elle n’était pas si mal qu’ils avaient voulu le faire croire.

  19. PERON

    Je suis totalement, absolument contre la scolarité à 3 ans. Les pays dictatoriaux ou qui l’ont été ( l’Allemagne, l’Italie, l’URSS, tous trois relevant d’une doctrine socialiste) ont eu recours à ce procédé pour manipuler la jeunesse dès les heures les plus tendres.
    A cet age, l’enfant peut éventuellement commencer à apprendre selon son niveau d’évolution, très différent d’un enfant à l’autre. Seule la mère peut entrevoir la possibilité de commencer à étudier. Mais encore faudrait-il qu’elle soit disponible (!), ce qui n’est pas le cas de beaucoup vue la vie sociétale qui nous est proposée au nom de l’égalité pour tous..
    Connaissant l’esprit de beaucoup d’enseignants, le but poursuivi n’est pas d’améliorer l’acquisition de connaissances mais de modeler l’esprit des enfants pour en faire des socialistes convaincus. La nouvelle religion qu’est la laïcité non nommée dans le texte s’imposera alors, même contre la volonté des parents.
    La position de Mme Claire Pollin à ce sujet est surprenante. Où se trouve la justice sociale dans cela ? Il faudrait qu’elle donne des explications supplémentaires pour être intelligible.
    Et qu’elle regarde comment, dans les campagnes, les familles pourront faire pour assurer le transport de bambins encore en couche !

  20. Pascal Prévost

    Ce texte présenté » pour une nouvelle richesse au service des jeunes français » n’a de sens que pour les enfants d’immigrés ; ces derniers qu’ils soient de la deuxième ou troisième génération refusant toujours d’être français d’éducation .Alors , laisser embrigader nos enfants dès 3 ans pour camoufler le problème de l’immigration ,c’est non , absolument non ! D’ailleurs tous les problèmes soulevés par cette « réforme » viennent du seul et unique problème : l’intégration . Cette réforme pourrait s’appeler : l’art de résoudre un problème sans le nommer et surtout sans y toucher .

  21. jean richard

    bon, en gros je suis pour mais j’ai qq reserves :
    le drapeau de l’ue qui est une alliance n’a pas sa place ds l’education nationale;
    il est necessaire d’avoir des ecoles des villages aux hameaux telles qu’on l’a tjs connu, on ne peut envoyer se faire « balader » les enfants a des dizaines de km pour faire plaisir aux messeieurs chiffres de l’em qui sortent tt droit des cartons moisis du centre a l’extreme-gche sans citer les sarkozystes qui st la plaie beante de la dte depuis balladur;
    la formation de tt enseignant doit suivre le modele d’avant jospin et si inspe respecte ceci je suis pour;
    l’abandon purement et formellement de ts les livres d’apprentissage sortis sous la marocaine, il faut etre clair, les manuels des sciences, maths, langue francaise, histoire-geo, et l’education civique (a quoi ca sert un chapitre sur les ONG ?, l’education civique c’est une copie conforme de la catechese sans citer dieu pour plusieurs raisons, en quoi tt le reste a qqch a voir ds le civisme ?!) doivent etre nettoyes du tiers-mondisme et autres endoctrinements dits de sensibilisation, on envoie nos enfants pour etudier et non pour se faire laver le cerveau, coe l’a dit une personne a l’encontre de la marocaine « le poisson pourrit par le haut »;
    les manuels doivent etre edites par les secteurs prive et public mais sous controle de l’etat, c’est quoi cette facheuse tendance a avoir coe reference « url », alors que les references st censees etre des livres, des citations, …, et nullement le web, autant envoyer tt le monde directement au wikipedia, cette poubelle qui a la pretention d’etre une encyclopedie et est un amoncellement a l’image d’internet, un parking de parfaits abrutis et ignorants;
    pour le harcelement, je suis contre la disposition geographique nlle des toilettes pour faire plaisir a schiappa, il y a du harcelement et du racket mais pas ds les proportions, et on vit en france, donc il est normal d’avoir uniquement des ecoles mixtes publiques sans l’apartheid de schiappa, musulmans, et cie, les eloignements geo et tt le reste c’est completement ignorer que la societe est mixte, et mm si l’ecole n’est ni la maison (et tant mieux pour la maison), ni la vraie vie, c’est un avant-gout, et les gens ne vivent pas chacun ds sa piscine, chacun sur un trottoir, ca c’est bon pour l’iran primitive, mais pas pour le phare de la civilisation en occident;
    le controle de l’education a la maison ne peut se faire que ds le cadre de l’islam, et des milieux antifrancais, pour le reste, seuls les examens diront si tel ou tel parent a reussi ou pas, cette mesure est une bonne mesure mais elle doit etre ecrite d’une facon a interdire la chasse aux sorcieres pour l’education anti-societaliste et d’endoctrinement qui n’ont d’education que le nom, sinon ceux qui ont les moyens enverront directement leurs enfants ds les ecoles dites riches de l’etranger;
    c’est a prendre ou a laisser

  22. Veysset Olivier

    Il est temps de réagir l’instruction en France s’est dégradée depuis des années .
    Que les profs,instits se respectent ils pourront être respecté c’est primordial.
    Un peu plus de responsabilité envers les élèves et un peu moins de syndicalisme politisé et pervers
    OUI IL EST TEMPS DE METTRE DE L’ORDRE

  23. MENGARELLI

    Point 1: je ne pense pas qu’on garantisse davantage le savoirs fondamentaux pour tous en mettant l’instruction obligatoire à 3 ans et en contrôlant davantage l’instruction à domicile. Les quelques élèves non scolarisés à 3 ans ou bénéficiant de l’instruction en famille ne sont pas ceux (nombreux et scolarisés) qui ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux.
    Le respect PE/Parents n’a pas besoin d’une nouvelle loi. Il faut mettre les moyens pour soutenir et défendre les PE. C’est déjà possible et ce n’est pas fait.

  24. Emmanuel Huet

    Merci pour cet éclairage du projet que vous nous apportez. Tout ça va dans le bon sens. Dommage pour ceux qui ne veulent pas suivre. Espérons qu’ils n’auront pas le dessus et que notre école sera à nouveau capable de retrouver un niveau satisfaisant pour le bien être et le devenir de nos enfants.

  25. florilène pacati

    Beaucoup de lois et textes votés, le sont dans des termes choisis pour nous amener à des points contraires à ce que l’on croit. J’en prends pour preuve cette loi imposée par l’OMS, l’IPPF, sur le ‘droit’ sexuel des enfants. Et en page 39 ou autour de cette page, il y est précisé ‘dès la naissance’ ! En quoi un enfant dès la naissance a besoin de ‘droit sexuel’ autre que lui changer ses couches et autre soin d’hygiène ? Il y est évoqué clairement : masturbation !!!!!!! Que se passe-t-il réellement dans la tête de ceux à l’origine de ces lois ? Quel est le but réel de tant de lois votées aujourd’hui ? Est-ce vraiment pour le bien des enfants, du peuple ?

  26. Lainé

    L’allongement de la durée de obligatoire de la scolarisation pour « renforcer le niveau du savoir des enfants » est une vieille lune qui nous a menés au niveau général, absolument catastrophique, que nous constatons à ce jour.

    L’acharnement des responsables à faire usage de cette vieille idée supposée ravir la France profonde, ne sert, en réalité, qu’à masquer le vrai problème : celui de l’incroyable effondrement de la qualité de l’enseignement dans notre pays qui laisse sortir de ses écoles, (de tout standing), de jeunes français, très souvent diplômés (et même très, très diplômés !) incapables de s’exprimer correctement et logiquement, à l’oral comme à l’écrit !

    De nombreuses grandes entreprises en sont même réduites à devoir hélas prodiguer des cours accélérés d’expressions, dès l’embauche, aux surdiplômés de nos très grandes écoles, qui découvrent brusquement l’étendue catastrophique de leur ignorance, jusqu’ici soigneusement cachée.

    A cet égard, l’obligation de scolarisation des enfants dès l’âge de 3 ans, pour sympathique qu’elle soit aux tenants des idées reçues, n’aura pas plus de résultats positifs que celle de l’allongement constant du maintien de la scolarisation.

    Cette mesure aura cependant l’immense mérite de masquer le manque dramatique de crèches. Nous avons ici affaire à une pure gesticulation procédant de l’enfumage habituel.

  27. ferrari

    L’Etat sait bien choisir les mots pour « apprivoiser » les parents. mais attention le résultat est souvent désastreux.
    . Je ne suis pas d’accord pour obliger les parents à scolariser les enfants dès 3 ans, l’Etat peut proposer mais s’immiscer dans la vie des familles est insupportable. Concernant les fondamentaux, tous les parents ne peuvent qu’être d’accord : lire, écrire et compter, savoir comprendre, revoir les sons, la grammaire est très importante. faire beaucoup de dictées etc…. Il faut que les enseignements aient le temps d’expliquer et de réexpliquer pour que les enfants comprennent le sens des mots, il faudrait donc avoir moins d’élèves par classe (nous ne sommes plus dans les années 50, les enfants aujourd’hui ne sont plus les mêmes). Pourquoi tous les enfants n’ont pas les mêmes avantages que ceux qui vivent dans des zones dites « prioritaires » ? Je suis d’accord avec florilène pacati concernant la loi imposée par l’OMS sur le « droit » sexuel des enfants. Ce manque de respect pour nos enfants est à dénoncer haut et fort.

  28. Marie CHAPELAIN

    Merci Madame Polin de nous donner la possibilité de nous exprimer. Merci aussi de tout ce que vous faites.
    Je suis triste, je n’y crois plus. Il faudrait un changement complet des mentalités (en 1981 Monsieur Mitterrand a créé le ministère du temps libre…nous en subissons les conséquences) et ce ne sont malheureusement pas toutes ces « bonnes » intentions qui vont changer les choses.
    Respect mutuel ok! Mais concrètement on fait quoi?
    Lutte contre le harcèlement ok! Mais concrètement on fait quoi?
    Maternelle obligatoire à trois ans? Absurde, la plupart des Enfants sont scolarisés à trois ans. cela ne change rien, pourquoi en faire une obligation? Ne sommes nous pas suffisamment embrigadés et déresponsabilisés en France? Le collectivisme ne marche pas et la France ne l’a pas encore compris!
    La France au cœur des classes? Ok tout à fait d’accord mais peut-être faudrait-il revoir les enseignements. Actuellement on enseigne l’histoire de la religion islamique mais qu’en est-il des autres religions? ….bouddhisme, catholicisme, protestantisme…
    Responsabilisons … Envisageons l’éducation nationale comme une entreprise avec une obligation de résultats!
    Budget 50,6 milliards d’euros hors pensions et retraites, 882 000 enseignants titulaires (salaire NET moyen 2475 euros par mois beaucoup aimerait pouvoir en avoir autant avec les mêmes conditions de travail vacances, congés de maternité, paternité, retraite…..) sans compter les vacataires, 12millions d’élèves et avec tout cela on n’y arrive pas. Ne faudrait-il pas enfin se remettre en question? Quelle est la vocation d’un enseignant? Ils ne parlent pour la plupart que de leurs droits …et leurs devoirs? Comment un instituteur arrive-t-il à dormir la nuit quand sa classe de CM2 passe au collège sans avoir appris les fondamentaux ? Se posent ils la question de sa responsabilité ? Au collège et au lycée les emplois du temps sont des gruyères avec un absentéisme de professeurs inadmissible qui laissent la porte ouverte à toutes les dérives pour nos Enfants Notre système est un échec complet. L’école à tous les niveaux doit redevenir un lieu de respect, d’ordre, de règles…et de TRAVAIL. Nous, adultes devons être des exemples pour nos Enfants. Nous devons redonner le goût du travail, de l’effort, de la récompense et ne pas penser sans cesse aux vacances, loisirs…. »ne te demande pas ce que ton pays fait pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour ton pays » JF KENNEDY Ce sont les mentalités qu’il faut changer…

  29. MT

    Tout ça c’est du blabla! L’important c’est le nombre d’élèves par classe…Avec les enfants de maintenant, il ne faudrait pas dépasser 20, surtout dans les classes à plusieurs niveaux. Mais il faut des postes, ça coûte cher, et comme plus personne ne veut payer d’impôts, l’Etat n’a pas assez d’argent!

  30. THIERY Dominique

    Bonjour, Je viens de lire votre article. Orthophoniste à la retraite depuis plusieurs années, il me semble que ces premières mesures vont dans le bon sens. Il faut absolument rétablir le calme et le respect de chacun dans les classes et dans l’école. Il est capital qu’un enfant possède un bon niveau de langage pour aborder la lecture. Nous devons sortir de l’échec du système scolaire, lorsque des jeunes quitte l’école sans un bagage solide pour affronter la vie. Cordialement.

  31. Nom*

    On va peut-être enfin essayer de sortir notre école de l’ornière . Mais l’obligation de solarisation à 3 ans n’y contribuera pas . Laissons le choix aux parents

  32. Bonjour,
    en tant que fondateurs du site principal sur l’école à la maison dans le monde francophone, nous pensons que vos constats sont justes et que vos postulats sont faux.
    Il ne s’agit pas seulement de contrecarrer l’esprit syndicaliste version extrême à laquelle 40 années de descente sociale nous ont habitués.
    Nous ne nous attarderons pas sur des phrases telles que « la France au coeur des classes : carte géographique, drapeau Bleu-Blanc-Rouge, le texte de la Marseillaise. » Il y a confusion entre « la France » qui n’existe pas et la République, qui est bien là, comme parfaite antithèse. Le drapeau n’est pas celui de la France, mais de la république française, qui a généré un patriotisme exalté et dangereux et l’a exporté dans toute l’Europe, avec les conséquences effroyables que l’on sait, à commencer par l’effondrement de l’Empire austro-hongrois, le socialisme dans toute l’Europe après les nationalismes etc.

    Le plus ennuyeux en fait est que vous pensez que la loi peut quelque chose.
    D’une part, c’est souhaiter qu’elle le puisse, ce qui est déjà assez consternant, puisque « l’éducation » et l’instruction devraient en principe du ressort exclusif des parents, avec éventuellement l’aide de professionnels.

    Mais par ailleurs, vous vous méprenez. Par exemple, cet étonnant: « Enfin, il évoque la lutte contre le harcèlement scolaire »
    Mais, ça ne veut rien dire, cela ! Soit on lutte contre le harcèlement, soit on ne lutte pas. Parler n’est pas lutter. C’est du bavardage inutile et coûteux puisque c’est encore l’impôt qui finance cette débauche de déclarations d’intentions n’indiquant rien de consistant en cas de harcèlement avéré. C’est ce qu’on appelle vulgairement « du pipeau » et cela ne vous dérange pas. Vous savez bien de qui est ce harcèlement. Et vous savez que personne ne s’y opposera.

    Nous comprenons bien que vous jouez la carte de la collaboration, autant que possible, avec les personnels. Mais ceux-ci sont socialisés à mort, majoritairement, et donc vains pour la cause.

    L’école ne changera pas. C’est ce que nous disons depuis 10 ans et nous sommes confirmés chaque jour.

    « Du reste, c’est un prérequis pour poser la confiance : le professeur est le représentant de l’État dans sa classe. D’ailleurs, ce rappel est tout de suite accompagné du respect mutuel entre les familles et les professeurs. »
    C’est du blabla. Croyez-vous, à nouveau, que ces déclarations servent à quoi que ce soit ?
    L’ETAT SE PORTERAIT MIEUX SI LES POLITIQUES RESTAIENT CHEZ EUX à ne rien faire, tout en étant payés, plutôt que d’aller au travail. Les Belges n’avaient pas de politiques pendant 3 ans, croyez-vous qu’ils aient vécu l’effondrement ? Pas du tout, l’imp^t a cessé de montr, il a été stable, quelques mois. Cela allait en fait mieux. Sitôt revenus, les politiques ont repris la marche avant vers l’abîme (qui est le même dans toute l’Europe à peu près).

    Mais vous tapez carrément à côté quand vous dites:
    « Une scolarisation plus tôt permet de stimuler le langage des enfants en maternelle, ce qui est un enjeu primordial pour réussir l’apprentissage de la lecture en primaire. »
    Là, c’est de la folie. Vous ne savez donc pas que ce projet vient des maçons, que Peillon l’a parfaitement annoncé, qu’il s’agit « d’arracher » l’enfant à sa famille ?
    Et où avez-vous vu que l’école développait le langage mieux que la famille ? Tout prouve le contraire. Les gens désocialisés SORTENT TOUS de l’école. Les gens qui ne savent pas s’exprimer aussi. Tandis que les enfant à la maison n’ont PAS ces problèmes. Voilà par quelle observation il faudrait tout reprendre.
    Vos postulats sont donc faux.
    Cette dérive nouvelle de votre part est regrettable.

  33. Ducros Marc

    La réforme du ministre est sans doute perfectible mais l’imobilisme serait la pire des choses; Les présentations y compris aux actualités télévisées sont souvent partisanes : « la fusion écoles-collèges va supprimer tous les directeurs » ??? Pas évident du tout. L’auto-évaluation ??? Espérons qu’en deuxième lecture on revienne dessus. C’est une lamentable approche.

  34. demokratia

    Il est louable d’essayer de modifier la situation dans l’enseignement, mais vu la main mise de l’éducation nationale, qui n’a que peut de motivations à améliorer les choses, est-ce encore possible ? Tous mes encouragements pour votre travail.
    Le plus souhaitable serait de rendre le contrôle aux parents. La mesure importante serait le chèque scolaire, qui permettrait aux parents de choisir l’école et donc de trier les bons et les mauvais établissements. C’est un premier pas. Il faudrait donner la liberté aux écoles de s’organiser comme elles l’entendent et d’utiliser les méthodes pédagogiques qu’elles veulent. Cela permettrait d’offrir des méthodes adaptées aux différents élèves.

  35. Soib

    Bonjour

    Que de naïveté de votre part de voir d’un bon oeil l’école obligatoire à 3 ans!!!!

    Extraire l’enfant le plus vite possible de sa cellule familiale pour mieux le formater et le couper de ses racines, et en faire un bon mouton-citoyen, républicain-compatible. Voilà l’objectif réel si cher à Peillon.

    Si vous ne voyez rien, c’est que, soit vous êtes complice, soit vous manquez d’une certaine culture (philosophique de la liberté)!

    Quand à s’imaginer que c’est un atout pour l’apprentissage! Vous le dites vous même, ça concerne peu d’enfants. En fait ça concerne les enfants dont les parents s’occupent, donc pour ceux-là l’école ne leur manque pas et leur apprentissage de la langue n’est pas plus tardif que pour les autres. Vous êtes incohérents!

  36. Arianwae BARBEY

    Ma seule réserve porte sur l’obligation de scolariser les enfants dès 3 ans. Il me semble que c’est une limitation sévère de la liberté des parents.

  37. Julien

    Bonjour,

    Globalement, ce titre I confirme des dispositions déjà connues et partagées. Ainsi, le devoir de réserve est l’un des fondements du statut de la fonction publique (loi du 13 juillet 1983).

    Les enjeux de l’école pour le handicap et la scolarisation dès 3 ans me semblent en revanche beaucoup plus importants … Votre article n’évoque pas les moyens qui sont prévus à la suite de la loi.

    Cordialement,
    Julien