École de la confiance : que dit le Titre II ?

Et vous, qu'en pensez-vous ?

École de la confiance : que dit le Titre II ?

Chère amie, Cher ami,

Suite à mon e-mail concernant le Titre I du projet de loi « pour une école de la confiance », vous avez été nombreux à me répondre, ou à commenter l’article sur notre site. Je vous en remercie !

Je ne manquerai pas de vous envoyer une synthèse de vos avis, dès que j’en aurai l’occasion.

En attendant, je souhaite vous détailler aujourd’hui le Titre II : « Innover pour s’adapter aux besoins des territoires ».

Dans ce Titre II sont notamment abordés :

  • les évaluations des établissements 
  • les regroupements école-collège.

Ce sont les 2 sujets controversés du Titre II. En voici mon analyse :

 

Titre II Innover pour s’adapter aux besoins des territoires

Évaluation des établissements

Actuellement, l’évaluation du système éducatif est confiée au Cnesco (Conseil national de l’évaluation du système scolaire), une institution indépendante formée de scientifiques, de parlementaires et de membres du Conseil économique, social et environnemental. Afin de permettre l’évaluation des établissements scolaires, il est remplacé par le CEE (Conseil d’évaluation de l’école). On n’évaluera plus seulement l’Éducation nationale en général. L’évaluation ciblera aussi les établissements.

Les syndicats étaient très réticents à la suppression du Cnesco. Ils trouvaient que le nouveau CEE dépendait trop du ministre.
Les députés ont donc amendé le texte pour donner davantage d’indépendance au CEE. L’indépendance est un critère essentiel dans l’évaluation.

Seulement, les mêmes qui ont défendu cette indépendance… l’ont vite annulée par la suite.
Ils se sont placés en juge et partie en insérant le concept d’auto-évaluation. Ben voyons !

En effet, les syndicats craignaient que les évaluations entraînent des sanctions pour les établissements aux résultats médiocres.

Le rapport à l’évaluation a toujours été problématique à l’Éducation Nationale

On connait les professeurs qui rechignent à noter les élèves, mais enfin, que font-ils de l’évaluation formative qui fait partie intégrante du processus d’apprentissage?  Nous apprenons de nos erreurs, non ?

Et puis il y a ceux qui sabotent les évaluations, comme on l’a encore vu avec les évaluations des CP et CE1. Quelle honte ! Quel aveuglement !

Quand les résultats désastreux du système éducatif français de l’étude PISA  tombent, la chute est violente, évidemment !

C’est un manque de professionnalisme évident : on n’enseigne pas sur une page blanche. Un enseignant ne peut pas faire correctement son travail s’il n’évalue pas le niveau de ses élèves selon des critères objectifs, cela porte même un nom c’est l’évaluation diagnostic.  C’est le seul moyen pour le professeur de savoir comment il va devoir ajuster son enseignement sur l’année afin de conduire ses élèves au niveau qu’ils doivent atteindre. 

On ne peut pas espérer améliorer le système éducatif en fermant les yeux…

Pour ne pas les froisser, les députés ont précisé que l’évaluation des établissements peut se faire aussi par… auto-évaluation.
Exit donc l’indépendance.
Exit l’évaluation.

L’évaluation sera « positive ». Voilà donc une évaluation qui dédouane l’Éducation Nationale et ne permettra aucun progrès de notre École !

Il est évident que disposer d’une véritable évaluation des niveaux de départ et des résultats atteints en fin de cycle par établissement aurait été tout l’intérêt d’un tel changement, valorisant en premier lieu les équipes pédagogiques qui ont à cœur de faire progresser leurs élèves.

Sinon pourquoi supprimer une structure comme le Cnesco, qui produit des analyses d’une grande qualité sur le système éducatif  dans son ensemble?
Pourquoi ne pas lui avoir donné une mission supplémentaire, ciblée par établissement, pour mettre en exergue les bonnes pratiques des équipes éducatives ?

L’auto-évaluation « positive » fait tristement écho à  « pas de vague ».

Regroupements école-collège

Les EPSF (établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux) ont aussi donné des boutons aux syndicats. On craint des fermetures de classe dans les zones rurales.

Pourtant, pas de décision bombardée du haut du ministère. En effet, ces structures ne sont pas imposées, c’est un outil qui existe déjà sous forme d’expérimentation : il s’agit de le rendre légal, pour les communautés locales qui en auraient besoin. Car c’est bien sur le terrain que les choses se décideront.

Ce n’est donc pas la disparition des directeurs d’école comme certains ont pu le craindre. Il semble davantage s’agir d’un dispositif qui permet de créer du lien entre tous les acteurs locaux, qui organisent la vie de nos enfants entre les années d’école primaire et celles du collège.

Bien sûr, vous pourrez compter sur SOS Éducation pour garder un œil attentif sur les mesures qui seront effectivement mises en place. Nous continuerons à soutenir toute initiative visant à améliorer l’École, et à nous élever contre les propositions allant à l’encontre des intérêts de nos enfants.

Qu’en pensez-vous ?

Pour vous, ce Titre II du projet de loi « pour une école de la confiance » est-il une avancée pour l’École ? Justifie-t-il les mouvements de grève en cours actuellement ?

Vous pouvez expliquer votre position en laissant un commentaire ci-dessous.

Tous vos commentaires sont les bienvenus !

À vous lire,

Claire Polin

 

 

Claire Polin
Présidente de SOS Éducation

 

P.S. : Pour finir, je vous enverrai prochainement une analyse du titre III, qui traite de la formation des professeurs.

22 Réponses

  1. Laurent Benosa

    Depuis trop d’années les enseignants du primaire sont en roue libre, sans aucun supérieur hiérarchique au quotidien. C’est le seul corps de fonctionnaires ainsi anarchisé (sans « chef »).
    Croire que chacun peut remettre en question son activité professionnelle sans l’aide d’un « entraîneur », est un préjugé solidement ancré dans la mentalité des profs des écoles. « On a été recruté, on a été formé, on connaît notre métier » entend-on dans les cours de récréation mal surveillées d’ailleurs.
    Chargé de cours à l’Université, je fais aussi du soutien scolaire depuis 30 ans.
    Le niveau d’instruction des élèves descend dramatiquement ! Le niveau d’éducation également, et c’est lié… La démission laxiste du personnel enseignant du primaire est consternante.

    Résultat, les employeurs ne trouvent plus personne sachant comprendre les consignes ou désirant les appliquer consciencieusement. Triste époque !

  2. Natale

    Je suis d’accord avec Claire Polin pour considérer que l’auto-évaluation tue dans l’oeuf l’intérêt de l’évaluation.
    Ce n’est pas en refusant d’être évalué que des progrès seront possibles. Certes, l’évaluation peut engendrer de l’angoisse mais ce qui compte c’est la façon dont seront utilisés les résultats. Si c’est pour punir, alors ce sera mal ressenti, si c’est pour identifier les points d’amélioration et venir en aide aux établissements qui ont des difficultés, alors il est possible de faire des progrès.
    Cordialement

  3. MACIAS Claudie

    Auto-évaluation : sans blague (comme dirait notre ami Coluche).
    Je sais que je suis très, très mauvaise mais je vais faire mon auto-évaluation….. d’après vous, quel va être le résultat ?
    Remettons en cause une bonne fois pour toute, la formation de nos chers enseignants.
    Quant au regroupement école-collège, je ne vois pas du tout en quoi cela dérange nos chers fonctionnaires qui font grève!!!!!

  4. hamon marie-claude

    cette auto évaluation me met très en colère, ils vont tranquillement s’accorder des satisfecits, pourquoi se gêner et ce sont nos enfants et petits enfants qui « paieront la note », tous les enseignants ne sont pas médiocres mais il serait très juste que ceux qui sont compétents et qui prennent leur travail à cœur soient récompensés ; la gauche c’est bien connu nivelle par le bas !!!!! je suis scandalisée

  5. Maurice GAUD

    Les carapates du mammouth ne peuvent supporter qu’on tente de les décrocher de leur proie nourricière!

    L’auto-évaluation est l’invention géniale de la médiocratie

  6. PETIT

    Non à ces enseignants autosuffisants qui veulent surtout leur tranquillité et rejettent toutes évolutions au nom d’un égalitarisme idéologique qui finit par tout détruire.
    C’est la culture de la négation institutionnalisée, issue d’un syndicalisme politique qui ne devrait pas avoir sa place à l’école.

  7. Denis Chadebec

    A quoi joue notre ministre de l’éducation ?
    Les parents, les élèves et les enseignants ne comprennent pas du tout le nouveau fonctionnement du lycée. Les filières anciennes sont remplacées par un système d’orientation particulièrement frustrant, notamment en sciences (mathématiques, physique, chimie, sciences naturelles ou S.V.T).
    Tout est fait pour que tout le monde se trompe d’orientation … par désorientation.

    D’autre part, pourquoi supprimer la direction d’une école pour la « fusionner » avec un établissement lointain ?

    Je suis désappointé !
    Denis Chadebec

  8. Denis Chadebec

    Autre chose encore : cette horreur de « contrôle continu » !
    Les spécialistes en psychologie des apprentissage sont unanimes pour dire qu’il faut séparer les temps d’apprentissage (qui sont des temps de plaisir d’apprendre et non de contrainte d’apprendre) des temps d’évaluation (qui sont des temps de responsabilisation).

    Et qu’est-ce que cette possibilité de mathématiques à éclipses en première ?

    Je répète : je suis désappointé !

    Denis Chadebec

  9. Comme d’habitude un faux problème qui permet de noyer le poisson. Avant d’évaluer le néant, la sagesse voudrait qu’il soit comblé par la CONNAISSANCE. Former les enseignants au lieu de se contenter de bizutage initiatique permettant d’entrer en « titularisation ». Les trois quarts de professeurs que j’ai essayé de former, ici ou ailleurs, ne savent pas ce qu’est une langue alors qu’ils sont supposés l’enseigner. Résumons-nous: un système médiocre fait par des médiocres, pour des médiocres.

  10. Soib

    Décidément vous ne savez pas contre quoi vous prétendez vous battre!
    Comme ci une instance « républicaine » pouvait émettre un avis lucide sur le système éducatif. Quelle blague! Tout le système n’est fait que d’intérêts particuliers. Vous voulez valider un médicament, vous incluez dans les instances décisionnelles un (que des) « médecin(s) » grassement payé par le labo qui le fabrique. Vous voulez faire acceptez le compteur Linky aux foyers français, même méthode d’évaluation. Pour la sécurité nucléaire idem. Pour la loi sur la bioéthique idem. Tous les dés sont pipés et vous faites semblant de l’ignorer; Vous n’êtes pas à la hauteur de la tâche que vous prétendez réaliser.

  11. Jean-Bernard

    Dans la plupart des professions se pratiquent des évaluations annuelles. Je ne vois pas pourquoi le corps enseignant devrait y échapper ! Les résultats scolaires sont déjà que trop catastrophiques.
    Il faut agir pour faire plier les syndicats. Pourquoi pas une pétition ? On en voit passer de nombreuses et pour des sujets bien moins importants que l’avenir de nos chères têtes blondes

  12. jean richard

    ds une ecole publique digne, c’est le ministre qui dirige, ds un ministere c’est le ministre qui dirige et non les syndicats, donc par definition je suis contre le partage du pouvoir, qui est une verrue anti-dte et qui a completement minee l’education nationale, c’est honteux que les anticonservateurs utilisent nos enfants pour leurs besoins electoralistes et les instrumentalisent ds une guerre ideologique anti-dte, pour ceux qui st communistes d’entre eux, je leur rappelle que l’urss n’a jamais fonctionne comme ca et imposa l’appareil d’etat, ce n’est pour rien que parmi les gds noms pedagogues il y a des russes, qui ont su mettre a profit la culture et l’education russes sans chercher a les detruire coe le font nos chers de l’occident, encore un peu et ils vendront la contre-culture aux jardins d’enfant (ce dont la marocaine l’a opere partiellement), coe quoi quand on est abruti on est irrecuperable, je suis pour la neutralite ideologique de ts les lieux d’enseignement en france, est-il necessaire de voir des bizarroides anarchistes (chers a macqron) bruler les universites, et autres lieux d’enseignement ? la politique n’a sa place ds l’enseignement, et les personnels qui vont a l’encontre doivent etre vires, point final;
    je ne suis contre l’epsf, mais soyons realistes, ds certains villages-hameaux-bourgs francais, et mm petites villes, l’epsf ne sert a rien, et on est contraint de laisser en place l’ecole du village, ns ne sommes en somalie ou a kenya, ou on balade les enfants a pieds ou pas a des kms de la maison pour aller en ecole, et tant pis si ds le village il n’y a pas plus d’une dizaine d’enfants, car l’essentiel ds l’education nationale n’est le regroupement de force mais la transmission du savoir, coe dit le proverbe « a vouloir trop bien faire, on finit par echouer »

  13. Dufer Claue

    De Grâce, rassurez-nous, notre ministre ne va pas laisser passer cette auto-évaluation…..sinon où est le changement ? il faut vraiment créer le CEE.
    Merci de vos analyses pleines de bon-sens et pertinence.

  14. Moalic-Pernot

    L’auto-évaluation est une aberration ; c’est tellement facile de se satisfaire de ses «résultats» ! Une évaluation indépendante est indispensable. D’ailleus, les instituteurs « sérieux » et consciencieux (la majorité silencieuse) ne craignent pas d’être évalués ; au contraire, cela leur permet d’évoluer … et c’est plutôt ce que chacun souhaite dans sa profession, quelle qu’elle soit.
    Quant au regroupement école-collège je n’en vois pas l’intérêt (sans doute par manque de clarté dans ce que j’ai pu lire sur le sujet ?) «Les élèves seront sous la même institution mais pas au même endroit» dixit Jean-Michel Blanquer. En quoi cela va-t’il aider les élèves qui se perdent à l’arrivée en sixième, comme le dit le Ministre ?

  15. Julien

    Bonjour,

    Ce titre II semble à peu près vide de normativité. Encore une fois, le législateur écrit une loi qui suggère, élargit des expérimentations, égraine de nouveaux concepts.
    Mais il n’y a pas de décision.

    Toutes les propositions du rapport Cap 2022 (« Réduire les inégalités et placer la France dans les 10 meilleurs systèmes éducatifs mondiaux », pp 62-65) sont passées à la poubelle recyclage :

    – « Les évaluations porteraient sur un ensemble large de critères : résultats des élèves, conditions d’étude, sécurité et bien-être des élèves et des personnels, implication et animation des équipes, conditions matérielles, etc. Elles tiendraient compte du contexte socio-économique, matériel et géographique des établissements, afin de donner du sens aux résultats. » = les « auto-évaluations » seront-elles a minima publiques ?

    – « responsabiliser davantage les chefs d’établissement notamment en leur donnant plus de marges de manoeuvre pour constituer leur équipe pédagogique et élargir les postes dits « à profil », qui requièrent des compétences précises pour répondre à des besoins particuliers, dans le cas de la mise en oeuvre des projets d’établissement. Pour cela, il faut renforcer la professionnalisation des personnels de direction et des gestionnaires d’établissement (par un mode de recrutement plus ouvert et une formation adaptée à leurs fonctions) » = rien dans la loi apparemment

    – « faire de l’académie l’échelon de décision stratégique pour la mise en oeuvre de la politique éducative » ; le département (DASDEN) ayant un rôle de proximité et de fonction support pour la GRH = rien

    – « clarifier les responsabilités des différentes collectivités territoriales afin d’assurer une plus grande équité sur le territoire. Au niveau maternel et élémentaire, nous préconisons de transférer les compétences scolaires et périscolaires au niveau intercommunal » = expérimentation et toujours rien sur les inégalités de dépenses par élève pour le département

    – « augmenter le temps d’enseignement des enseignants du secondaire actuels avec un recours à deux heures supplémentaires, ce qui conduira à améliorer leurs rémunérations, et créer pour cela un nouveau corps d’enseignants qui pourrait se substituer progressivement à celui de professeur certifié. Pour ce nouveau corps, que les enseignants pourraient rejoindre sur la base du volontariat, le temps d’enseignement serait supérieur à celui des professeurs certifiés mais la rémunération serait également supérieure. Par ailleurs, on pourrait leur proposer des dynamiques de carrière plus intéressantes. Ce corps serait soumis à des obligations supplémentaires (bivalence, annualisation d’une partie du temps d’enseignement, obligation de remplacement dans l’intérêt du service) qui offriraient plus de souplesse aux chefs d’établissement. » = rien

    Voilààà, on ne change pas la société par décret, paraît-il, mais le lobbying syndicats + élus locaux semble malgré tout très efficace, au détriment des élèves.

    Sincèrement,
    Julien

  16. Julien

    PS : pour répondre à vos deux questions

    1) Pour vous, ce Titre II du projet de loi « pour une école de la confiance » est-il une avancée pour l’École ?
    C’est un petit pas, mais qui est très loin de ce qu’il faudrait faire dans l’intérêt de tous. Peut-être que le titre III contient plus de propositions sur la professionnalisation de la communauté éducative ? C’est ce qu’il faut souhaiter.

    2) Justifie-t-il les mouvements de grève en cours actuellement ?
    Pourquoi *peut-il* y avoir des grèves alors que les syndicats ont obtenu ce qu’ils voulaient, c’est-à-dire la non-évaluation ?

  17. Cecile

    Bonjour,
    Depuis trente ans notre système scolaire remplie de moins en moins sa fonction de transmission du savoir, et cela commence par l’apprentissage des bases. L’on ne construit pas sur du sable et si aucune véritable évaluation de la transmission des connaissances n’est faite à des étapes très importantes (fin de CP, fin de CM2, Baccalauréat) l’on arrive aux résultats catastrophiques d’aujourd’hui. Des acquis qui devraient être obtenus à la fin de CE2 ne le sont que pour un tiers des enfants à la fin du primaire (soit deux ans plus tard)! Pour le bien de l’enfant, l’on ne doit pas lâcher sur le niveau, ce qui est exigeant. Pour les enfants qui ont des difficultés, il s’agit d’y mettre plus de moyens: ce qui ne veut pas forcément dire en quantité, mais surtout en qualité. Dans le primaire, la méthode d’enseignement valable pour un collège n’est pas adaptée.L’enfant a besoin de répétition, d’un enseignement simple mais complètement assimilé. Nous avons du recul sur ce qu’il ne faut pas faire, car le manque de bons résultats est là. Demandons à nos politiques d’être courageux et de faire les réformes nécessaires, même si elles sont exigeantes. Pour une nation, l’on ne peut laisser l’enseignement aux seuls enseignants
    Arrêtons de croire que sans évaluation, tout se passe bien: l’enfant a besoin de connaître précisément où en sont ses connaissances, afin de consacrer ses efforts pour combler ses manques. Tôt ou tard, il devra se confronter à la réalité. Bien sûr, plus c’est tôt, plus il aura de chances de pouvoir combler un éventuel retard.
    Bien sûr, l’autoévaluation est une aberration: l’on ne peut être « juge et partie ».

  18. VILLOT

    Félicitations, chère Madame, pour votre engagement renouvelé …et encouragements.

    Titre II – On endort la galerie par un changement de nom : CEE = CNESCO remanié aurait suffi ! encore faut-il savoir quels membres feront partie de ce nouveau CEE par rapport au CNESCO ?
    L’auto-évaluation est une chimère syndicale = surtout ne pas se mêler de ce qui ne vous regarde pas !

    Henricot

  19. CADET

    Bonjour,
    Je suis outrée , choquée, interloquée par vos propos au sujet des enseignants qui rechignent à noter leurs élèves, ainsi que vois propos qui fustigent les enseignants qui ont refusé de faire passer les évaluations nationales aux niveaux CP et CE1!
    Mais ceux qui refusent sont ceux qui se sont documentés dans la littérature spécialisée, théorique entre autres, au sujet de l’évaluation formative des élèves justement et qui croient en leur métier et en leur pratique, et qui ont pu observer, au quotidien, les effets dévastateurs des notes dans le développement de certains élèves, les plus fragiles, qui, s’ils collectionnent les mauvaises notes parce qu’ils ont des difficultés scolaires, ne sont pas pour autant stupides et méritent que l’on dise autrement que par des mauvaises notes, les progrès et les efforts qu’ils ont faits au cours de la période passée…
    Les évaluations nationales quant à elles, ne permettent pas cela et ne tiennent pas compte des particularités de certains territoires où les élèves sont en majorité issus de milieux sociaux culturels défavorisés, qui ont de véritables handicaps sociaux (placés en foyer, abusés sexuellement donc sous protection judiciaire, etc…) et ne bénéficient forcément pas des mêmes chances de réussir à l’école que les autres élèves… les évaluations nationales en CP servent à quoi ? A montrer ces inégalités entre les territoires? et après? Que faire de ces résultats même pas assez précis pour être utiles aux enseignants faces à leur élèves ?? Il faudrait évaluer négativement les établissements où les élèves ont de mauvais résultats ?
    HEUREUSEMENT que certains enseignants consciencieux ont conscience de la non-possibilité de normaliser le système scolaire et d’enseigner de la même façon et dévaluer de manière identique tous les élèves !!! HEUREUSEMENT pour ces élèves fragiles !!! Et croyez bien que l’auto-évaluation par des personnels consciencieux comme il y en a BEAUCOUP dans nos écoles, nos collèges et nos lycées, sera bien plus JUSTE que l’évaluation par une institution nationale… INCROYABLE de lire vos commentaires chers collègues enseignants, qui sont si loin de ma réalité à moi, enseignante de SEGPA dans l’Est de la Réunion…
    Aïe ! J’ai mal pour notre pauvre institution EDUCATION NATIONALE qui se meurt à cause de ces discours déplacés qui se multiplient…